Golgotha #1 : L’arène des maudits

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1 avril 2021 par Lunch

Lunch

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Alors que je pleure devant la nouvelle interface de rédaction de WordPress (qui décidément est nulle, je pèse mes mots), je vais malgré tout tenter de rédiger un avis sur ce joli premier tome de Golgotha, sur un scénario de Laurent-Frédéric Bollée (Terra Australis, Deadline) et Didier Alcante (Rani), bien épaulés par Enrique Breccia (Alvar Mayor, Les sentinelles) au dessin.

« Devinent-ils seulement l’étendue de ma puissance ?
Croient-ils que trois adversaires me font peur ? Mon bras armé ne craint personne !
Ce n’est qu’un entraînement, mais je vais leur montrer qui je suis et qui je demeure à tout jamais.
Le meilleur ! »

Golgotha, c’est l’histoire de Lucius. Gladiateur invaincu et adulé par la foule, il n’a aucun rival et s’apprête à rendre les armes lors d’un dernier combat qui devra confirmer sa légende : gagner et arrêter une carrière au sommet de son art, poursuivre une vie civile teintée de politique pour une retraite bien méritée après tant d’années de lutte.
Pour autant, le gladiateur est à l’arène ce que l’homme de main est à la mafia, on ne raccroche pas si facilement et Claudius, son bienveillant Maître qui l’a « sorti du ruisseau », ne voit pas les choses de la même façon.
Entre stupre, muscles et trahisons, Golgotha oscille de l’intrigue politique au péplum, à peine teinté d’un subtil parfum de mysticisme.

Laurent-Frédéric Bollée, plutôt habile avec les romans graphiques documentés, sort un peu de son cocon scénaristique, accompagné de son compère Alcante, avec qui il a signé La bombe l’an dernier.
Car nous avons ici la sensation de retrouver dans cette fiction le sel des années 80′, avec un récit viril composé de brutes aux corps sculpturaux, accompagné de femmes fortes et dénudées et d’un soupçon de violence… volcanique. Quoi de plus normal pour un récit se déroulant à Pompéi en 63 après J.C. ?

« Ces contremaîtres, ils ne raisonnent qu’en chiffres et en rendement ! Ton corps est une pièce de musée, Marcus, et t’avoir pour modèle me fait gagner un temps précieux ! »

Enrique Breccia n’est évidemment pas étranger à cette mise en scène, lui qui a hérité du talent de son père Alberto. Son dessin est très typé, presque daté, jouant sur la contre plongée pour accentuer le gigantisme, maîtrisant à la perfection les rictus faciaux, notamment l’horreur ou la colère.
L’édition noir et blanc réalisée par Soleil en préambule de la version colorisée démontre le savoir-faire du dessinateur dans ce mode d’expression où l’usage de l’aplat noir est prépondérant et, en l’occurrence, magnifique.

Golgotha #01 : L'arène des maudits - Extrait

Golgotha #01 : L’arène des maudits – Laurent-Frédéric Bollée, Alcante & Enrique Breccia © Soleil 2021

Golgotha (One shot)
Scénario : Laurent-Frédéric Bollée & Didier Alcante
Dessin : Enrique Breccia
Édition : Soleil 2021
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.

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