Amour minuscule

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24 mars 2019 par Lunch

Lunch

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« La vie, c’est ce qui arrive quand on a d’autres projets. »

Iris est une jeune italienne emplie de rêves d’avenir vivant de sa passion pour le dessin : talent hérité d’on ne sais où ou secret de polichinelle. Quelques années après la rencontre de sa vie avec le bel Ismail lors d’un voyage en Syrie, ils décident de s’installer ensemble dans la maison familiale, à Verezzi. Demeure bucolique en bord de mer, havre de paix parfait pour un couple épris d’amour et de poésies.
Quelques détails à régler dans son pays natal, loin du conflit qui gronde et menace, l’affaire de quelques semaines tout au plus. Ismail est à peine parti qu’Iris apprend la nouvelle : un amour minuscule prend vie dans le creux de son ventre.
Et Ismaïl ne revient pas…

« Tu es un sale type ! Tu le sais, ça ?
Tu avais promis que c’était l’affaire de quelques semaines… que tout allait bien se passer…
Je n’ai pas voulu connaître le sexe de notre enfant. On doit le découvrir ensemble. Tu dois revenir, Ismaïl…
Tu dois revenir pour qu’Ismairis parle nos deux langues… et je ne peux pas lui apprendre l’arabe tout seule.
Tu dois revenir pour exercer le métier de parent, et comme moi, te tromper.
Tu dois revenir, parce que je tiens ton enfant en otage, tu comprends ? Je jure sinon, si c’est un garçon, de l’appeler David !
Tu dois revenir Ismail, parce que la vérité, c’est… que je ne veux pas être contrainte de lui donner ton nom. »

Amour minuscule - Extrait

Amour minuscule – Teresa Radice & Stefano Turconi © Glénat 2018

La vie continue d’un côté pour Iris, dont le ventre grossit à vue d’œil et qui se prépare à sa future condition de maman. Sans nouvelle d’Ismail mais résolument optimiste, elle ne défaille que rarement et peut compter sur l’indéfectible soutien de ses amis. Bien que le mot famille ait toujours eu pour elle une signification particulière, avec un père inconnu et une mère absente, cette situation est aussi l’occasion de réduire les distances, d’estomper les zones d’ombre.

À 3500 kilomètres de là, Ismail échappe au pire mais pour combien de temps ? Fuite et survie comme maîtres-mots quotidiens dans un pays en perdition. Penser à Iris, sa Nur, sa lumière lointaine sur laquelle s’accrocher, pour ne pas sombrer un peu plus dans la folie.

Un amour distant qui se passe des mots et qui garde toute sa force.
Pour combler cette absence déchirante, Iris se replonge dans sa propre histoire : émigration, guerre civile argentine, autant de situations qui résonnent et font écho. Apprendre et comprendre.

Amour minuscule - Extrait

Amour minuscule – Teresa Radice & Stefano Turconi © Glénat 2018

Amour minuscule est un magnifique récit, dense et riche, intime, émouvant.
Teresa Radice et Stefano Turconi, après un délicieux Port des marins perdus, livrent un album qui serait simplement parfait si l’illustration de couverture avait été mieux choisie par l’éditeur et, éventuellement, si la taille avait été légèrement augmentée car certains textes paraissent bien petits. Deux petites observations qui n’enlèvent rien à la qualité intrinsèque de l’ouvrage, berceau de voyages, d’amour, de poésie, de filiation et de parentalité.
Une œuvre qui laisse transparaître une grande bonté : un message de paix universel qui réchauffe le cœur et fait couler des larmes de bonheur. Merci !

Amour Minuscule (One shot)
Scénario : Teresa Radice
Dessin : Stefano Turconi
Édition : Glénat 2018
Le blog de Stefano Turconi.
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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