Negalyod

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5 janvier 2019 par Lunch

Lunch

Lunch

« Je soulève la poussière jusqu’aux étoiles endormies,
Le soleil crie, je viens vers toi… mon amour… »

C’est dans un désert infini qu’évolue Jarri, un berger solitaire et son troupeau de chasmosaures, héritage familial de 300 ans. Chevauchant son fidèle Stygo, la terre aride est son pâturage… Un paysage ocre et sec à perte de vue, avec pour seule lézarde un énorme tuyau qui, percé par endroits, laisse s’écouler ce si précieux liquide qu’est l’eau.
Cette errance, il l’aurait bien poursuivie des années durant. Mais un camion météo déréglé, en quelques secondes, a douché tous ses espoirs et ravivé ses colères en décimant toutes ses bêtes. Une catastrophe climatique et le voilà parti pour la grande ville, pour un océan de réseaux, avec l’unique ambition de faire payer le responsable…

Negalyod - Extrait

Negalyod – Vincent Perriot © Casterman 2018

C’est du Mœbius ? Non, c’est du Perriot !

Les références sont posées, c’est sûr. Ces paysages désertiques à perte de vue, les ptérodactyles, ce danger qui semble omniprésent, cet ordre des choses contre lequel il ne faut pas lutter mais en même temps la rébellion, la chevauchée d’un héros dans un monde inhospitalier… voire un petit clin d’œil psychotrope – « Tu verras la vie autrement » – le temps d’une rencontre.
Il y a aussi cette mise en couleur fantastique de Florence Breton, digne successeresse d’Yves Chaland (Les mystères de l’Incal, Avant l’Incal #2, Les vacances du Major…), qui donne le ton à cet univers Mœbiesque : la belle idée !

Arzach n’est pas loin, mais Vincent Perriot (Paci, Taïga rouge…) ne fait pas dans l’hommage : Mœbius est une source d’inspiration largement digérée. Le récit est vif, expéditif, il ne prend pas le temps de souffler… tout va toujours très vite.

Une histoire d’amour à peine esquissée, une fin ouverte sur une monde qui renaît, Negalyod nous présente une science fiction explosive… finalement pas si éloignée des préoccupations d’aujourd’hui : climat qui part en vrille, régulation de l’eau, technologie connectée, place de l’homme et de l’intelligence artificielle…
Récit d’anticipation alors ? À voir !

Un autres avis : Fab
Negalyod (One shot)
Scénario : Vincent Perriot
Dessin : Vincent Perriot
Couleurs : Florence Breton
Édition : Casterman 2018
Le blog de Vincent Perriot.
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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4 réflexions sur “Negalyod

  1. Blondin dit :

    J’aime bien tes articles, tu devrais en publier plus souvent 😉 Cet album m’intrigue. Je ne déteste pas les dessins mais ils ne m’appellent pas spécialement. Apparemment beaucoup de monde en parle. Je me demande si c’est le nouveau Shangri-la…

    Aimé par 1 personne

    • Lunch dit :

      Tu es adorable !
      J’écrivais plus régulièrement autrefois mais je manque un peu de temps aujourd’hui et encore plus en ce moment où je prépare un festival de jeu pour début février (une semaine après Angoulême, la panique ^^).

      Le nouveau Shangri-la je ne crois pas : ce n’est pas la même science fiction.
      Là ou Bablet s’embarque dans l’espace, le récit de Perriot est plus terrien et surtout, si tu as lu Arzach, l’influence est flagrante.

      J'aime

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