Les raisins sauvages

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3 juin 2016 par Lunch

Les raisins sauvages

Lunch

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C’est en 1956 que l’aventure de la petite gardeuse d’oie prend vie, sous la plume de Ge Cuilin. L’auteure chinoise n’a alors que 26 ans. Petit à petit, Les raisins sauvages devient un conte populaire, illustré à maintes reprises au fil des ans. C’est finalement sur le tard, en 1980, que l’album est auréolé du prix de la meilleure création de la littérature de jeunesse chinoise.
Parmi tous les dessinateurs qui ont collaboré à l’imagerie collective de ce conte, Wu Jinglu s’illustre pour la première fois en 1985 dans un style doux qui interpelle la scénariste. C’est pour cette raison que bien des années plus tard, en 2012, les deux auteurs décident de donner un souffle nouveau à l’œuvre avec un texte retravaillé et de nouvelles illustrations.

J’aurais beaucoup aimé retrouver les illustrations de 1956 et de 1985 à titre de comparaison mais je n’y suis malheureusement pas parvenu. Le travail graphique de Wu Jinglu sur cette dernière version est en tout cas admirable et il retrace le parcours de cette jeune fille avec beaucoup de douceur dans des aquarelles colorées et fleuries. La nature y prends une proportion importante, les compositions laissent de la place pour les textes qui s’intègrent très bien à l’image. C’est visuellement très réussi !

J’ai été touché par cette quête poétique qui, bien qu’assez classique dans sa forme de conte, reste sobre et efficace et surtout merveilleusement mise en valeur par le graphisme. Je suis en revanche un peu plus mesuré du côté des textes qui, bien que retravaillés, dénotent par de multiples répétitions. Les mots « montagne » et « petite gardeuse d’oie » y reviennent régulièrement et parfois sur la même page. Pour autant, il paraît difficile de se faire une idée du rythme des mots et du conte dans une traduction française qui ne contient pas le même vocabulaire que la langue d’origine.

Avec Les raisins sauvages, les éditions Fei poursuivent en tout cas leur travail d’adaptation et contribuent à nous faire découvrir les œuvres du 9ème art chinois.
À la maison, nous suivons déjà attentivement la collection « Minorités » qui témoigne des contes et légendes des ethnies chinoises. Cet album-là, tout comme ceux de la collection pré-citée, fait l’objet d’un grand soin dans son maquettage et dispose d’une belle couverture toilée et d’un papier de qualité. Une attention dans l’impression qu’il fait bon de souligner et qui confirme la volonté déjà affichée dans l’édition luxe de Juge Bao de ne pas galvauder l’exercice.

Les choix de livres jeunesse se multiplient et ouvrent vers des horizons lointaines, ce qui ne déplaît vraisemblablement pas à la petite famille…

Gussette

Fée Clochette

J’adore. J’adore tout !

Au début, elle est aveugle et elle mange un raisin sauvage pour recouvert la vue.
Elle cueille des raisins sauvages pour redonner la vue. Et aussi elle va voir sa cousine alors qu’elle a pas le droit d’aller dans la maison.

 

Les raisins sauvages - Extrait

Les raisins sauvages – Ge Cuilin & Wu Jinglu © Fei 2016

Les raisins sauvages (One shot)
Scénario : Ge Cuilin
Dessin : Wu Jinglu
Traduction : Nicolas Henry & Si Mo
Édition : Fei 2016
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