La chasse au trésor

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30 novembre 2014 par Lunch

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Lunch

Chaque soir ou presque, juste avant de monter se coucher, la pièce commune des Passiflore se transforme en salon de lecture pour les enfants. L’histoire du jour fait voyager les lapinots par delà les mers aux côtés du Capitaine Maldemer à bord de la Bernique hurlante !

« Vous savez, les enfants, que nous avons eu un ancêtre pirate ? », glisse innocemment Onésime, leur père, à la fin du livre. La légende de Patèle Passiflore était née.

Le lendemain, Onésime propose justement une balade dans l’anse de Miséricorde, le lieu-même de la retraite de celui qui se faisait appeler l’impitoyable cycliste des 7 mers…

Quand la fiction déborde dans la réalité.

J’aime ces récits qui, par un peu de magie et un brin de malice, mélangent subtilement la réalité et la fiction. Le père, farceur dans l’âme, a souhaité faire vivre une belle aventure à ses enfants, les invitant sans les prévenir à suivre un amusant jeu de piste. Une histoire lue la veille et quelques similitudes plus tard, le message trouvé dans une bouteille éveille la curiosité des marmots !
Au même moment malheureusement, Tante Zinia crie au vol, obligeant Onésime à laisser les enfants seuls quelques instants. C’est alors qu’ils prennent les devants, n’écoutant que leur soif d’aventure… les voilà partis en quête du trésor de Patèle Passiflore !

« Pour qui l’trésor ?
C’est pour les Passiflore !
Et pourquoi donc, alors ?
Pas’qu’y sont les plus forts !
Pas’qu’y sont les plus forts !
 »

Le père n’a rien laissé au hasard et a bien pensé tout le trajet. C’est donc une balade agréable que nous faisons aux côtés des enfants lapins tout au long de ces 38 planches.

Gare au putois !

L’histoire nous invite dans un conte pour enfants aux codes bien respectés : le quotidien est chamboulé par l’élément déclencheur « père taquin » qui entraîne une balade, elle-même mise en abyme par l’élément déclencheur « tante éplorée » qui laisse les enfants seuls face à de nombreuses péripéties… et face au danger !

Cette menace, extrinsèque aux facéties du père, prend la forme d’un putois qui flaire en ces lapins en quête de trésor la bonne combine pour gagner de l’argent facile… et se rassasier.
Évidemment, c’est le moyen idéal de placer une morale dans le récit : il ne faut pas se fier aux inconnus (quand bien même ils paraissent gentils… et surtout s’ils paraissent gentils) !

C’est bien connu, les putois sont odorants et mangent des lapins.
Chez nous cette Chasse au trésor était notre lecture du soir. À trois ans, la puce est déjà habituée aux bandes dessinées et connaît très bien L’ours Barnabé, qu’elle nous réclame assidûment.
Elle a eu très peur du putois dès sa première apparition, quand bien même il n’avait pas encore sorti les crocs (comme quoi, elle, on lui fait pas, elle sait déjà qu’il faut pas faire confiance). Alors quand il devient vraiment méchant c’est un peu délicat. Heureusement (bim bam boum) tout rentre dans l’ordre : l’histoire lui a plu et nous aussi !

Une histoire au long cours…

La famille Passiflore est au départ une série de livres pour enfants née en 1987 et qui a su traverser les âges. Pas seulement sur support papier d’ailleurs mais aussi à la télévision, s’exportant même jusqu’aux États-Unis sous le nom de Beechwood Bunny Tales.
Son auteure, Geneviève Huriet, s’est entourée de Loïc Jouannigot pour les illustrations de ses livres. C’est ainsi que ce dernier a également adapté en 2012 et 2013 les premières aventures de ces lapinots en bande dessinée.
Contrairement aux précédents opus, La chasse au trésor n’est pas une adaptation mais un récit inédit imaginé par l’auteur du Vent dans les sables : Michel Plessix. Loïc Jouannigot peut ainsi poursuivre son travail d’illustrations, tout en douces aquarelles (et dont le rendu est très proche du travail de Plessix), sous la plume d’un nouveau conteur d’histoires (Geneviève Huriet, née en 1927, n’est plus toute jeune). La famille Passiflore a encore de beaux jours devant elle !

Que ceux qui n’ont jamais rien lu de la saga se rassurent, La chasse au trésor est parfaitement compréhensible et auto-conclusive.

D’autres avis : Fab Silver, Jérôme
La chasse au trésor (One shot)
Scénario : Michel Plessix
Dessin : Loïc Jouannigot
Édition : Dargaud 2014
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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Une réflexion sur “La chasse au trésor

  1. […] envie à Cachou de publier des billets bd. Ben Dis changent de plate-forme, et nous invite à une Chasse au trésor en compagnie de la famille Passiflore. Kikine s’offre une ballade gourmande en compagnie […]

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