Billy Wild

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12 octobre 2014 par Lunch

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Lunch

Billy Wild est à la croisée des chemins, un mélange des genres décapant qui nous offre un western à l’état brut assorti d’une pointe d’ésotérisme et d’un petit quelque chose de… Romero.
Très vite, le FarWest devient donc le DarkWest, notamment sous l’impulsion de Linus et de ses remèdes miracles. Ce bonhomme tout à fait antipathique, charlatant à ses heures, a pris Billy sous son aile. Il se montre particulièrement tenace, impitoyable et surtout scrupuleux dans ses comptes d’apothicaire…

« Te voilà gamin… content de te voir !
Prêt à changer de vie ?
Alors suis-moi !
 »

Carte noire

J’ouvrais cette chronique sur des références à peine déguisées et elles sont nombreuses et ma foi plutôt bien digérées. On pense évidemment au 7ème Art quand on lit Billy Wild et les musiques de Sergio Leone reviennent régulièrement en tête. Le « Kid » devient grand beaucoup trop vite et apprend tout par la force des choses : brutalement.
La seconde partie de l’histoire nous rappelle à nos bons souvenirs des Sept mercenaires dans un final plutôt jouissif.
Pour continuer sur le cinéma, vous vous rendrez rapidement compte que Billy Wild s’inscrit dans la veine des films de Romero : une société vérolée comme un fruit trop mûr et des protagonistes aussi mauvais morts que vivants.
Un univers glauque au possible à ne pas mettre entre toutes les mains : ça tue, ça gicle et ça déchiquette !

« Tu le connais le 13ème cavalier ?
_Si je ne connais ? Tu plaisantes ? Qui ne connaît pas Billy Wild ? À part les crétins dans ton genre ?
_ Je le tuerai, chef, je le tuerai !
_ Crétin, tu ne peux pas. Une légende, ça ne meurt jamais !
 »

Le dessin très noir de Guillaume Griffon (qui poursuit son trip en solo avec Apocalypse sur Carson City, toujours chez Akileos) est l’habillage parfait pour le récit développé par Céka (Egovox, Lutte majeure). L’ancrage est sauvage et les contours sont gras : une utilisation des noirs particulièrement intense qui rend les ombres omniprésentes et qui renforce un contexte sombre et sans espoir (sinon la mort). Par opposition, le dessinateur use de traits plus fins pour peaufiner les détails, silhouetter les plis des vêtements et affirmer les rides d’expressions. Le corps de Billy Wild est chétif et ses os sont anguleux, laissant un contraste saisissant entre le gamin et la musculature saillante de la plupart de ses ennemis… et ils sont nombreux !

Rencontre fortuite

L’histoire de cette bande dessinée est belle puisqu’elle est, comme souvent, le fruit d’une rencontre. Guillaume Griffon avait suivi une formation dessin à l’école Émile Cohl de Lyon avant de s’envoler pour l’Amérique pour travailler chez Disney. À son retour, alors qu’il se consacre à la communication de l’entreprise familiale (dans le textile), il garde toujours la bande dessinée dans un recoin de sa tête. Il part alors à la grand messe d’Angoulême avec son book sous le bras et s’en va quérir les éditeurs qui voudraient bien de lui. C’est à ce moment-là qu’il fait la connaissance de Céka et que se noue ses premiers contacts avec Akileos.
Quelques années plus tard naissait Billy Wild.

Vous trouverez en fin d’album quelques portraits « wanted » des personnages (la bande des XII) qui recadrent bien l’ambiance, ainsi que de nombreuses illustrations réalisées par d’autres auteurs et qui rendent hommage à Billy Wild à leur façon.

D’autres avis : K.BD, Choco, Livr0ns-n0us, Mo’, Mike (iddBD), Yvan
Billy Wild (Format intégrale)
Scénario : Céka
Dessin : Guillaume Griffon
Édition : Akileos 2009 (T1 : 2007 / T2 : 2008)
Le blog de Céka.
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