Trois petits riens

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25 novembre 2013 par Badelel

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Lunch

Lunch

Si l’on voulait résumer l’album en trois mots, Trois petits riens raconte l’histoire de trois fois rien sortis d’on ne sais où et partis vers un ailleurs lointain.
Trois petits personnages insolites qui arpentent les chemins et finissent par décrocher une mission à leur mesure : retrouver le doudou que Louise a perdu.
Mettant en scène tour à tour un chien et un père-noël coincé dans une cheminée depuis l’hiver dernier comme compagnons d’aventure, ainsi qu’une pie et un coucou en complices espiègles, nos trois petits riens se plient en quatre pour mener à bien leur recherche, et orienter notre lecture vers une fin heureuse.

Cet album, qui comporte 32 pages sans contenir toutefois trop de textes, est conseillé à partir de 5 ans mais il demeure largement accessible dès 2 ans.
Le premier soir, à l’ouverture du paquet, la puce a sauté de joie et s’est directement installée sur nos genoux (il faut dire qu’elle adore les livres) pour non pas une, ni deux, mais trois lectures, mine de rien, nous enjoignant tour à tour à lui raconter l’histoire.

Une histoire aussi belle qu’amusante à conter, car les textes de Michaël Escoffier jouent avec les formes des illustrations et sont très agréables, avec des mots redondants et des rimes sonnantes.

« Si trois fois rien égale trois, se disent-ils, à mille nous ferons le poids. »

Pour les accompagner, les décors décrits par Kris Di Giacomo traduisent une ambiance grise-marron propice au drame qui se déroule sous nos yeux (perdre un doudou, c’est un drame, je défie tout parent de prétendre le contraire). Un rendu très brut obtenu d’une manière générale sur fond de carton et de papier kraft, assorti d’un trait à la plume ou au crayon de couleur noir, de remplissages pleins ou coloriés, de taches et de gommettes. Un assemblage cohérent et enfantin plutôt original et réussi.

J’avais peur que l’apparence un peu terne de l’album déplaise à la puce mais c’est bien le contraire qui s’est produit (il faut toujours laisser les enfants se faire leur propre opinion). Elle a demandé et redemandé le livre plusieurs jours de rang. Comptant les 1+1+1 petits riens en même temps que nous, aboyant à l’intervention du chien, pointant le doudou perdu aussitôt apparu.
Elle la comprend bien à Louise, heureuse comme tout d’avoir retrouvé son doudou !

« La vie est faite de petits riens, de tout petits riens de rien du tout, invisibles aux yeux de certains, mais qui comptent pour nous, plus que tout. »

Les auteurs, qui n’en sont pas à leur coup d’essai, ont déjà quelques collaborations en commun.
Michaël Escoffier est un auteur reconnu dans le milieu jeunesse. Kris Di Giacomo a quant à elle toujours travaillé avec lui : soit 13 livres (+1 en tant qu’auteur complet) selon Ricochet.
Il faudra peut-être persévérer de ce côté-là !

Nous remercions Babelio et Balivernes éditions pour ce joli cadeau.

Badelel

Badelel

Après toute une panoplie d’albums dont on retiendra notamment La plume, Le jour où j’ai perdu mes super pouvoirs ou Bonjour facteur, Michaël Escoffier de retour. Cette fois Kris di Giacomo est au dessin (une illustratrice qu’il semble apprécier, puisque c’est loin d’être leur première collaboration). Ensemble, ils créent ici un album métaphorique et intelligent, au graphisme plein de charme avec des effets « kraft » (et j’adoooore les effets « kraft » !).

Trois petits riens arrive à rassembler en quelques pages une demi-tonne d’ingrédients qui en font l’album idéal : sur fond philosophique où les enfants y apprendront que « la vie est faite de petits riens », on y trouve pèle-mêle du doudou, du Père Noël, de l’aventure, de la solidarité, un bon gros chien bien sympatoche, du rythme et quelques rimes bien fichues.

Bref, cet album a tout pour plaire. Et justement, à la maison, il plait beaucoup beaucoup beaucoup. Dans son catalogue, Baliverne le classe dans les albums dès 5 ans. Ben nous, on a une petite fille de 2 ans qui en raffole et en redemande régulièrement une énième fournée (et quand on est parent d’une telle ogresse littéraire, je peux vous assurer que c’est important d’apprécier les livres qu’on lui lui 26 fois par jour).

D’autres avis : Jérôme, Lasardine
Trois petits riens (One shot)
Scénario : Mickaël Escoffier
Dessin : Kris Di Giacomo
Édition : Balivernes 2013
Le blog de Mickaël Escoffier.
Le blog de Kris Di Giacomo.
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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