Aberzen #1 : Commencer par mourir

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30 septembre 2013 par Lunch

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Lunch

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Hotis est en charge des excavations minières. C’est lui qui dirige les travaux sur le site et qui doit faire face à tous les problèmes.
Alors qu’il discute âprement confort et sécurité avec le propriétaire des lieux, pour qui le rendement pourrait être amélioré, il est appelé à descendre dans les profondeurs pour une surprenante découverte : une paroi lisse au milieu de la roche.
Derrière elle, une salle immense, creusée comme un dôme avec un œuf gigantesque en son centre. C’est là que le mauvais rêve d’Hotis devient réalité, la menace venue du plafond s’extirpant de son cocon millénaire pour fondre sur eux. Les Krékersès étaient libres… l’invasion commençait.

« C’est un grand jour aujourd’hui, nous attendions tous cela depuis tellement longtemps. Ne le dis à personne, hein, mais je crois qu’un nouvel élève va nous arriver. »

Autant le dire tout de suite, cette série n’est pas faite pour ceux qui aiment rester maîtres de la narration.
Vous aurez l’impression, lecteurs, de ne pas comprendre grand chose à cette histoire et croyez-le, c’est bien normal : Marc N’Guessan, son concepteur, a voulu que vous soyez spectateurs.
Aberzen est une série qui se lit jusqu’à la fin. L’auteur délivre les clefs de son intrigue dans les ultimes pages du dernier opus et jubile bien de nous mener en bateau tout du long. Et peut-être qu’à ce moment-là vous vous déciderez même à tout relire depuis le début…

Le premier tome, introductif, est plutôt dense puisqu’il nous invite dans un univers complexe et oscille sans cesse entre deux mondes. Nous sommes, à l’image d’Hotis le protagoniste principal, baladés d’une pyrogemme à l’autre sans n’y rien comprendre… Une histoire de vie et de mort, mais aussi de vie après la mort.

Le scénario ne nous laisse pas une seconde de répit pour respirer, exposant ainsi plusieurs événements qui se passent au même moment mais dans des mondes différent. Ne cherchez pas à recoller les morceaux, c’est encore bien trop tôt. Non, il faut se laisser happer par l’intrigue pour l’apprécier pleinement, car les non-dits sont nombreux, les desseins sont cachés et les enjeux dépassent l’entendement.

L’ambiance graphique de Marc N’Guessan est très agréable. S’il a choisi comme base de créer un peuple anthropomorphique, la présence des monstres envahisseurs lui permet de se faire plaisir tant par leur taille que par leur forme. Seule Bachel semble sortir de ces archétypes avec sa silhouette humaine, bien qu’il soit arrivé quelques bricoles à une partie de son visage.
Le dessin de l’auteur est fait d’une multiplication de petits traits. Une surabondance qui donne du relief à la matière, du simple caillou aux plus impressionnantes créatures, et du caractère aux personnages, disposant d’une grande palette d’expressions.
On pourrait presque sentir la mousse, les pustules (beurk) ou les poils de fourrure. Il faut dire que Christophe Gibelin (à qui l’on doit le très bon scénario des Lumières de l’Amalou) met très bien en valeur les traits du dessinateur, accentuant même ses effets de style par un jeu d’ombres travaillé, la variation entre deux tons ne se faisant pas de manière lisse et plate. Il y a une certaine douceur dans sa mise en couleur.

Une très bonne surprise qui commence à avoir quelques années mais qui reste une très bonne lecture dans le catalogue Soleil.

 

Badelel

Badelel

La première fois que j’ai lu Aberzen, je n’ai pas gardé un souvenir impérissable des trois premiers tomes, mais je m’étais enflammée pour les révélations du quatrième tome. Quelques années plus tard, j’ai oublié l’essentiel de l’intrigue… Voilà l’occasion de reprendre la série de A à Z, avec cette fois un peu plus de concentration, mais sans vraiment me souvenir du final…

Ah oui parce qu’en fait, le grand problème de cette série, c’est qu’il faut allumer son cerveau avant de la lire. Oui oui je sais, c’est du Soleil à l’ancienne, vous non plus vous n’avez pas été habitués… Mais bon, voilà voilà… C’est quand même préférable pour pouvoir suivre l’intrigue qui est somme toute assez complexe.

Les événements se croisent, se chevauchent et noient le lecteur assez rapidement s’il n’est pas assez assidu. Mais c’est finalement pour mieux nous précipiter dans l’univers hors-normes d’Aberzen, dans une histoire d’invasion intergalactique inimaginable (non, vous n’aurez pas pour autant une seule goutte de Space Opéra).

Et oui, le maître-mot d’Aberzen, c’est la surprise. N’Guessan met dès le premier tome les éléments en place pour mener son lectorat par le bout du nez.

Un autre avis : Legof
Aberzen #1 : Commencer par mourir
Scénario : Marc N’Guessan
Dessin : Marc N’Guessan
Couleurs : Christophe Gibelin
Édition : Soleil 2001
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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