Happy !

1

19 juillet 2013 par Lunch

avatar_lunch

Lunch

Il aura fallu attendre quasiment 3 ans entre ma lecture des premiers tomes de la série et sa conclusion. 3 ans pour pouvoir enfin considérer Happy dans son ensemble et pour reconsidérer ce que j’avais écrit à l’époque… qui constituait quelques erreurs de jugement.
J’ai très à cœur d’écrire un peu sur cette série que j’ai (re)lue avec beaucoup de passion et de remettre les points sur les i : il s’agit bien d’un thriller sportif. Bien qu’Happy possède tous les ingrédients du Shônen, la série a été publiée dans le magazine Seinen Big Comic Spirits.
Je ne reviendrai pas cette fois sur le synopsis, je vous laisse pour cela relire ma vieille chronique qui se trouve un peu plus bas.

Il n’y a pas à dire, la patte Urasawa est bien présente dans Happy ! On retrouve bien entendu le rythme des thriller comme le maître (appelons-le comme ça, qui d’autre que lui serait capable de tels rebondissements) sait si bien les mener. De surprises en déconfitures, la vie de Miyuki Umino ne sera jamais facile, et ça il faut bien que le lecteur se le mette dans le crâne. C’est sûrement même avec un certains sadisme que l’auteur en rajoute d’incroyables couches, formant très rapidement un indémêlable sac de nœuds.
L’Urasawa’s touch, on la retrouve aussi dans ces visages si familiers à son œuvre : les traits du jeune mafioso Junji Sakurada deviendront plus tard ceux de Kenji (20th Century Boy). Il y a aussi une certaine filiation dans l’expression du visage entre le jeune et beau Keïchiro Ohtori et le Docteur Tenma (Monster). Et si vous vous attardez un peu sur l’aspect graphique, vous retrouverez bien d’autres ressemblances encore.

Ce que je retiens de cette série après l’avoir lue dans son intégralité, c’est une incroyable passion qui se dégage de chaque planche. La passion de l’héroïne pour le tennis bien sûr, mais aussi la passion que l’auteur à su transmettre aux lecteurs dans chaque séquence.
Voir Miyuki Umino gravir les échelons du tennis à si grande vitesse, encaisser les entraînements intensifs en faisant fi des coups durs et des coups bas (certains personnages sont à baffer, sa principale rivale Choko bien sûr, mais aussi Miyuki tant sa naïveté est exaspérante) est extrêmement addictif. On dévore page après page et on a même envie de s’y coller nous aussi, raquette en main. D’ailleurs, je n’ai pas tardé à rallumer ma Wii pour jouer à Grand Slam Tennis
Tout ça me rappelle tellement l’engouement qui avait suivi ma lecture d’Hikaru no Go

Happy est une excellente série qui a mobilisé toute mon attention pendant plusieurs jours. Mais nous n’en attendions pas moins de la part de Naoki Urasawa.

Ma vieille chronique du 18/07/10 :

Miyuki Umino est une jeune fille qui du haut de ses 17 ans doit s’occuper toute seule de ses trois petits frères et sœur suite au décès de ses parents. La vie n’est pas facile pour cette petite famille, obligée de vivre dans un appartement vétuste dans une pauvreté extrême. Pourtant, leur grand frère Ieyasu leur a redonné du baume au cœur lors de sa dernière visite, il y a deux mois de ça : il se lançait dans une entreprise commerciale très lucrative et qui devrait sous peu les sortir de leur embarras. Seulement voilà, un jour deux Yakuza se présentent à Miyuki et lui demandent de payer les dettes du frangin, s’élevant à 250 millions de yens…

Un nouvel album de Naoki Urasawa. Il faut dire qu’avec ses précédentes œuvres, on s’attend forcément à quelque chose de bon, et on achète les yeux fermés, ou presque.
Un album sur le tennis ? C’est en tout cas ce que l’on peut penser en voyant la couverture du premier tome. Mais rassurez-vous, c’est bien un Urasawa, pas d’erreur sur la marchandise :
Des personnages au visage si familier, un trait qu’on ne connait que trop bien, et puis on pénètre un peu plus dans l’univers… un univers tortueux et torturé, avec des personnages on ne peux plus attachants. D’autres… plus méchants aussi. Il faut de tout pour faire un monde à la sauce Urasawa !

Nous évoluons dans l’univers du tennis. Mais ce n’est là qu’une toile de fond à quelque chose de bien plus complexe. On ne se sent pas vraiment intime avec le sport, ce n’est pas un album sur le sport. Et pourtant, le thème est plus léger que Monster et 20th Century Boys, c’est indéniable.
Cependant, nous sommes dans un album d’Urusawa, et on commence à le connaître ! On sait qu’il y a là dedans tout ce qu’il faut pour faire une série qui rebondit tome après tome. Une héroïne passionnée, un looser au cœur tendre, une ex-championne manipulatrice, un fiston amoureux, une sportive jalouse, des yakuza sans scrupules… et probablement bien d’autres protagonistes que nous rencontrerons au fil des volumes pour complexifier tout cela plus encore.

Happy, c’est 15 tomes au Japon, et c’est une série terminée !
Quant à nous, on en redemande… mais ça devrait aller vite 🙂

badelel

Badelel

Chronique du 18/07/10

J’ai découvert Happy ! sur une traduction en ligne avant que Panini n’achète la licence. Déjà de base, j’ai un gros a priori positif sur le œuvres de Urasawa. Happy ! est une série antérieure à celles que l’on connait en France, ce qui peut par ailleurs expliquer la différence de ton. En effet, Happy ! n’a rien d’un thriller à l’image de Monster, 20th century boys ou Pluto.

Au contraire, Happy ! est une série fraiche et innocente, dont le thème est axé sur le tennis. Alors attention, rien à voir avec Le Prince du Tennis pour autant. On a quand même des histoires de déboires avec les yakuzas, des personnages bien « putes » (si j’ose dire), des retournements de veste, et des histoires de cœur pas trop lourdes.

Cette différence avec les mangas plus connus de Naoki Urasawa ne lui enlève absolument pas son talent de scénariste. La parution tardive de Happy ! en France nous rappelle qu’un bon auteur est aussi tout à fait capable de jongler avec des genres différents, même si chronologiquement parlant, cette série a été écrite avant les grands succès de l’auteur. C’est finalement un bon point pour cette série qui serait peut-être passée inaperçue, voire aurait été éclipsée avec la sortie de Monster.

Modification du 01/01/12
Avec l’histoire qui avance, j’aurais tendance à mesurer mon propos. L’ensemble est assez inégal : l’héroïne est quand même passablement niaise et j’ai parfois eu envie de la prendre par les épaules et de la secouer en lui hurlant d’ouvrir les yeux bordel. Mais pas toujours. Il m’est parfois arrivé de me régaler avec simplicité.

Cela dit, si Happy! n’est clairement pas le meilleur manga de Urasawa, il reste un très bon shônen. Si on devait le comparer à la masse des shônens sportifs, il reste quand même dans le haut de la pile.

Happy (série terminée en 15 tomes)
Scénario : Naoki Urasawa
Dessin : Naoki Urasawa
Édition : Panini 2010
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
 
avatar_lunch

Lunch

Chronique du 18/07/2010

Happy #1 : Are you happy ?

Pour ce premier tome, l’intrigue se met rapidement en place. On apprends très vite qui est qui, et la dette phénoménale que le grand frère fait peser sur la tête de Miyuki. Et les yakuza n’entendent pas se passer de l’argent du frérot. Celui-ci ayant disparu, il ne reste pour elle qu’une seule solution d’après eux : la prostitution !
Oui mais voilà, Miyuki n’est pas seulement une jeune fille intelligente, elle est aussi très douée au tennis ! Et bien qu’elle ait arrêté le sport suite au décès de ses parents, elle n’en demeure pas moins celle qui a gagné un tournoi jeune il y a trois ans alors que personne ne la connaissait. Alors qu’elle apprends tout l’argent qu’elle doit pour son frère, elle se fait un point d’honneur à reprendre et à devenir professionnelle.
Mais devenir pro n’est pas évident, surtout quand la femme qui a la main-mise sur l’univers du tennis d’aujourd’hui a une dent contre la famille Umino…
Qu’à cela ne tienne, la jeune fille est déterminée comme jamais, et elle peut compter sur des alliés de choix, qu’elle a toujours eu ou qu’elle est parvenue à convaincre !

Bref, malgré les 308 pages de l’album, ça se lit comme du petit lait.
Et on en redemande. c’est léger, c’est drôle, c’est simple mais… on sent bien que tout ça va rapidement dégénérer. La pauvre petite Miyuki a bien du soucis à se faire, entre les Yakuza qui n’en resteront pas là et la mère qui compte exploiter cette rencontre impromptue, tout en considérant la petite comme sa plus grande rivale. Mais ce n’est pas tout, car on imagine mal la fameuse Choko, reine promise du tennis amateur et amoureuse de Keïshiro, ne pas rester les bras croisé en le voyant trainer avec Miyuki. Et tant d’autres crasses à venir 🙂

avatar_lunch

Lunch

Addendum du 16/12/2010

Happy #2 : Pro debut !

Miyuki Umino en est consciente, il va lui falloir gagner beaucoup d’argent pour rembourser la dette de son frère. Maintenant qu’elle est parvenue à convaincre Utako Ohtori de l’intégrer à son club, il lui faut gagner la coupe Tokyo Cinderella. Les cinq millions de yens de récompense pour le vainqueur ne couvriraient certes pas tout, mais ce serait la première étape.

Dans le second opus de cette série, les yakuzas laissent une peu tranquille Miyuki Umino, et pour cause : ils prennent conscience qu’ils peuvent se faire beaucoup d’argent sur son dos.
Mais comme les problèmes n’arrivent jamais seuls, c’est Choko Ryugasaki, la déjà-nommée future reine du tennis nippon, qui se met en travers de son chemin. Atrocement jalouse, elle fera tout ce qu’elle peut pour dégouter cette rivale qui est en train de lui voler celui qu’elle aime, le fils Ohtori.

Ah oui, on est bien dans un shônen, à n’en pas douter ! C’est quand même étrange de lire une histoire comme celle là quand on a lu les autres séries à succès de Naoki Urasawa, des seinen orientés thrillers.
J’avoue que parfois, je trouve que c’est « trop ». Que Choko est trop voyante pour ne pas se faire repérer par les autres alors qu’on la voit venir à des kilomètres. Et surtout… l’héroïne est tellement niaise 🙂

avatar_lunch

Lunch

Addendum du 19/07/2013

Happy #7 : Unbelievable !!

On retrouve dans ce tome 7 des clins d’œil flagrants (et à répétition) sur DragonBall.

« La méduse », dès son apparition dans le précédent volume on se disait que ce vieux ressemblait de beaucoup à « Tortue géniale (Kame Senin) ».
La référence est pleinement assumée ici lorsqu’il perd son dentier « Haihémoi-mohuhé-heha » qui n’est pas sans rappeler l’illustre « Kamehameha » de SonGoku.
Plus tard encore, c’est le love hôtel où vont Choko et Keïchiro qui s’appelle le Kamehameha. Plus aucun doute n’est possible.

Happy ! - Extrait

Happy ! #7 – Naoki Urasawa © Panini 2011

 

avatar_lunch

Lunch

Addendum du 19/07/2013

Happy #9 : Beat them down !!

Des cases bien larges et figées, le ciel, des visages muets, puis ces visages en gros plan pour conclure la page : on part du contemplatif et on devine un début d’animation quand Thunder prend le visage du crotteux entre ses mains pour lui montrer ce qui se passe sur la page suivante : des balles qui fuses à 200 à l’heure, des courses effrénées, des attitudes concentrées, tendues, un échange qui coupe le souffle. Le tout sur une mise en page dynamique et agressive.
Urasawa alterne les scènes avec un grand sens du découpage. Ce sont ces petites choses qui donnent tout le punch à cette série.

Happy ! - Extrait

Happy ! #9 – Naoki Urasawa © Panini 2011

 

avatar_lunch

Lunch

Addendum du 19/07/2013

Happy #15 : Be happy !

Le titre Happy prend tout son sens dans le 15ème et dernier tome, alors que tous opposants, même les plus irascibles, changent d’avis et de comportement les uns après les autres.
Miyuki Umino est une jeune fille un peu naïve et carrément insouciante. Mais elle dispose d’un tempérament « no limit » qui lui permet de tenir le coup même dans l’adversité la plus totale. Elle a su partir de rien pour arriver au sommet. Elle a vaincu tous les tracas, même les plus impossibles. Elle a conquis de fidèles alliés, et même parmi les plus infréquentables et les plus difficiles à convaincre.
On s’attend à ce que tout se termine bien dans ce manga qui, bien qu’il soit pré-publié dans un magazine Seinen au Japon, a beaucoup de points communs avec le genre Shônen. Avec toutes les embûches traversées au cours de ces 15 tomes, on aurait pu trouver des fins heureuses sans qu’elles le soient à ce point. C’est tellement incroyable (et même inespéré) que ça en devient surprenant… mais tout est bien qui finit bien… un beau Happy-end en somme !

Une réflexion sur “Happy !

  1. […] tous ces actes atroces, c’est là tout l’intérêt de ce manga phare de Naoki Urasawa (Happy, 20th Century Boy, Pluto). Un manga fort en rebondissements comme l’auteur sait si bien le […]

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :