Bride Stories

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12 mai 2013 par Lunch

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Lunch

À son arrivée en France en 2011, Bride stories (Otoyomegatari) a fait beaucoup de bruit. De nombreuses louanges pour un manga plein de promesses et au graphisme attrayant. Pourtant Kaoru Mori, l’auteure de cette série, est une toute jeune mangaka à peine âgée de 34 ans et sa précédente œuvre (en l’occurrence sa première : Emma) n’avait pas pour autant défrayé la chronique (en France entendons-nous bien ; au Japon ils ont quand même fait un animé). Fort du succès de Bride stories, Ki-oon a d’ailleurs racheté les droits à Kurokawa et réédite Emma dans sa collection Latitudes (grand format)… mais c’est une autre histoire.

Revenons à nos mariées (brides en anglais) !
Bride stories a été pré-publié dans le magazine Fellows! au Japon. De fait, il lui est automatiquement attribué le genre seinen (manga pour adultes). Pour autant, la thématique se rapproche de beaucoup du genre shôjo (manga pour jeunes filles) tant les relations hommes/femmes sont omniprésentes et traitées avec légèreté. Nous ne sommes pas non plus dans la niaiserie et le graphisme très abouti ne permet pas de classifier ce manga en tant que shôjo… disons que son lectorat de prédilection sera plutôt pour jeunes adultes féminins.
Paradoxalement, j’ai trouvé ça très plaisant… mais de quoi parlons-nous au juste ?

Bride stories parle essentiellement de mariage. Mais en Asie Centrale, nous sommes bien loin de nos clichés « piou piou » occidentaux. On pourrait situer l’action dans l’actuel Ouzbékistan aux alentours du 19ème siècle. À cette époque-là dans cette région du monde (je ne sais pas si la coutume perdure aujourd’hui) le mariage avait un enjeu considérable, une étape importante dans la vie des futurs époux mais aussi de celle des peuplades, qu’elles soient nomades ou sédentaires.
Les filles étaient éduquées dès leur plus jeune âge pour accomplir leur devoir de femmes accomplies. Elles devaient savoir faire la cuisine, êtres attentives et dévouées, savoir broder… Bien entendu, tout autre talent était un atout supplémentaire pour attirer un futur mari et sa dot, qui revenait à la famille (et non au futur couple).
Il n’y avait pas vraiment de mariage d’amour, les motifs étaient en grande partie pécuniaires, parfois stratégiques. La cérémonie passée, la fille (et son trousseau) rejoignait sa nouvelle famille.

Au début, nous suivons les premiers pas d’Amir dans sa nouvelle vie auprès de Karluk. Du haut de ses 20 ans, Amir est une belle fille pétrie de qualités. On peut d’ailleurs lui reprocher son côté « trop parfait » et il est vrai qu’on a l’impression qu’elle sait tout faire et n’a aucun défaut. Son mari en revanche n’a encore que 12 ans (les mariages entre deux enfants d’âges différents n’étaient pas si extraordinaires). Il est jeune et elle est déjà un peu âgée pour être mariée, un décalage qui renforce d’autant plus un maternalisme qui peut paraître déplaisant au premier abord, mais qui n’est finalement pas trop appuyé.
Dans les personnages principaux, l’auteure dépeint également le portrait d’un explorateur anglais du nom d’Henry Smith, venu étudier la région et les peuples qui l’occupent. Un homme qui paraît distant par rapport aux autres protagonistes et qui crée un décalage dans le récit. C’est pourtant par sa plume (il tient un journal de son expédition) que nous suivons son itinéraire et parcourrons le pays. Bride stories est aussi son histoire.

« Tu dois être capable de coudre n’importe quoi !
_ Pourquoi ?
_ Pour pouvoir transmettre ton savoir à ta fille quand tu en auras une ! »

Je n’ai pas trouvé les protagonistes particulièrement attachants (ils le sont, mais le rythme du récit ne nous permet pas de nous attacher à eux pleinement) mais ce n’est pas ça qui fait l’intérêt du manga. Au contraire, nous sommes plutôt dans la découverte d’un mode de vie et d’une culture très différente de la nôtre. Il est question d’échange, de partage, de transmission, de vie en communauté, le tout véhiculé par une vision du mariage à mille lieues de celle que l’on se fait.
En filigrane, il y a aussi une histoire de clans et de territoire qui amène un peu de piment et d’intrigue à un ensemble de découverte plutôt plaisant, le tout sous une période où le conflit avec la Russie n’est jamais très loin.

Et puis surtout… il y a le graphisme !
Bride stories n’aurait probablement pas le même succès sans le dessin de toute beauté de Kaoru Mori. Je ne sais pas si les costumes ouzbèkes sont aussi somptueux que dans le manga mais elle est capable, en grande partie grâce à ces ornements vestimentaires brodés (mais pas que), de magnifier chaque page du récit. C’est beau, fin, détaillé… un véritable régal pour les yeux !
D’ailleurs, Ki-oon s’est lancé dans la réimpression des tomes de la série en grand format (collection Latitudes), ce qui permet d’apprécier plus encore la qualité des décors. Tempérons notre enthousiasme : j’ose espérer que l’éditeur poursuivra la série sous ces deux formats, histoire de ne pas fâcher les lecteurs.

Je ne sais pas encore comment la série se développera ni si elle saura tenir la distance. Pour l’instant en tout cas, la lecture est fluide et agréable et ne comporte pas de lourdeur. Espérons que ça continue ainsi.

badelel

Badelel

J’ai ouï dire beaucoup de mal de Bride Stories récemment, et ce après en avoir entendu beaucoup de bien pendant des mois. Eh bien attendez-vous à ce que j’en dise plutôt du bien et pas trop du mal, car j’ai trouvé cette série vraiment intéressante.

D’abord graphiquement, c’est une claque. Le sens du détail de Kaoru Mori fait largement honneur aux tenues et aux décorations traditionnelles ouzbeks. Bien sûr son dessin est rond, avec des yeux démesurés : typiquement du manga, ça ne transcende pas le genre. Pourtant je me suis régalée. D’abord moi je l’aime ce type de dessin, et en plus, dans le Shôjo, la mouvance est plutôt à des silhouettes « fil de fer » très moches, alors j’apprécie d’autant plus ce retour à un trait plus arrondi. Rien que pour ça, ça vaut le coup de le défendre !

Ensuite le contexte. Kaoru Mori s’est passionnée pour les cultures du Caucase et de l’Asie Centrale. Avec Bride Stories, elle s’engouffre dans la civilisation de cette seconde région et nous en fait découvrir les us et coutumes. Au fil des histoires, elle nous emmène sur les traces du travail d’ébénisterie, sur la vie qui se crée autour du four à pain, sur le marché, sur le travail de broderie, et aussi et surtout (c’est quand même le thème à la base) sur le mariage et la vie familiale.

Alors on pourra bien sûr lui reprocher son ton léger, voire niais, mais guère plus que la grande majorité de la production manga, et nettement moins que les 9/10° des Shôjo. Or c’est un Shôjo (Wikipédia le classe dans les Seinen et à ce titre, oui c’est vrai, c’est niais. Mais il s’adresse clairement à un jeune public féminin). En fait, s’il y a un reproche que je pourrais lui faire, c’est de se laisser influencer par la culture japonaise. C’est du moins ce que j’y trouve moi lorsqu’on voit ce jeune couple dont le mariage a été arrangé (comme tous les mariages ici) s’aimer à ce point en si peu de temps. Le mariage arrangé est une pratique extrêmement courante au Japon, et l’imagerie populaire aime à en faire des couples bien plus stables, voire plus heureux que ceux issus de mariages d’amour. La facilité avec laquelle Amir (20 ans) s’attache à son mari Karluk (12 ans) sans l’avoir connu avant leurs noces participe largement à la trop grande innocence de cette série.

Mais à côté, j’aime cette vaste galerie de personnages qui visitent tour à tour chaque aspect des traditions sédentaires ou nomades et nous entrainent dans les paysages arides de l’Asie Centrale : Rostem l’enfant passionné d’ébénisterie, Pariya la jeune fille à marier au caractère de cochon, Azher le grand frère charismatique, Ali le guide… Bon allez, on aurait préféré un M. Smith-le-linguiste-britannique un peu moins stupide, mais globalement, les personnages apportent tous un certain charme à ce manga déjà si bien servi par son dessin.

Pour ne rien gâcher, les couvertures sont vraiment attrayantes et plongent tout de suite le lecteur potentiel dans l’ambiance du livre. Malheureusement, une réédition dans la (belle) collection Latitudes fait craindre un arrêt de la première édition. Prions très fort que ce ne soit pas le cas parce que bon, les changements éditoriaux en cours de série, ça fait très très très très très très moche sur les étagères hein…

roaarrr

– Prix intergénérations – Angoulême 2012 (T1)

D’autres avis : Choco, Champi, Natiora, Jérôme
Bride stories (série en cours – 11 tomes parus)
Scénario : Kaoru Mori
Dessin : Kaoru Mori
Édition : Ki-oon 2011
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
Interview de Kaoru Mori sur le site de l’éditeur.
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Lunch

Addendum du 13/05/2013 :

Bride stories #1

On peut dire que Kaoru Mori commence très fort sa nouvelle série. Dès le départ elle ne lésine pas sur le graphisme et décide de nous en mettre plein les yeux. La tenue d’Amir avec ses motifs et ses bijoux, sous le regard ébahi de Karluk vient d’emblée donner le ton. Puis s’ensuivent des paysages fins et contemplatifs, puis de nouvelles décorations aux formes toutes aussi belles les unes que les autres : tissus, vêtements, tapisseries, vaisselle et même jusque dans le travail de l’ébénisterie, patiemment expliqué au cadet de la famille dans lequel on lit qu’il voudrait en faire son métier.

Le dessin de Kaoru Mori est enchanteur et ne manque pas de dynamisme. Bref, c’est très agréable à l’œil et on ressent une forte implication de l’auteure.

Les premiers temps du mariage entre Amir et Karluk cèdent peu à peu leur place à une amour naissante, ce qui n’est pas toujours garanti dans une union arrangée, et qui plus est lorsque les mariés ont 8 ans de différence.
C’est la famille d’Amir qui viendra secouer cette idylle en voulant récupérer la fille tant qu’elle n’a pas donné à son mari un héritier (pour une sombre histoire de territoire). Une tentative évidemment mal perçue par son clan d’accueil.

Le premier tome file à bon rythme, plaisant et complet.

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Lunch

Bride stories #2

Le second volet de Bride stories débute par la présentation du personnage de Pariya, une fille au fort caractère. C’est durant le jour du pain qu’Amir fait sa rencontre et elles deviennent rapidement amies.
Le pain, voilà encore un art (car on peut bien en parler comme un art) qui est mis en avant dans ce manga. Les filles ne se contentent pas de façonner le pain qui va nourrir la famille, mais aussi de le décorer pour lui rendre un aspect encore plus appétissant. Là encore, c’est magnifique !

La discorde entre les clans Hargal et Eyhon bat son plein, la famille d’Amir n’ayant pas abandonné l’idée de la récupérer. S’ensuivent alors les scènes les plus engagées de ce début de série.

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Lunch

Bride stories #3

Henry Smith, notre explorateur anglais, a quitté le village de la famille Eyhon et entame son périple vers son nouveau but : Ankara en Turquie. Un voyage qui s’annonce aussi long que dangereux à cause de l’avancée des Russes dans la région.
Il fait étape dans la grande ville la plus proche pour y trouver son guide mais se fait rapidement voler son cheval et ses affaires. C’est ainsi qu’il fait la rencontre d’une jeune femme, victime elle aussi des mêmes déboires. Ils parviennent heureusement à retrouver leurs effets respectifs, et la jeune femme invite alors l’étranger à le suivre dans sa yourte, qu’elle partage avec sa belle-mère.
Talas est plusieurs fois veuve et ne parvient plus à trouver un mari. Un épisode qui va nous faire vivre une réelle histoire d’amour naissante et aussi nous permettre de nous attacher un peu avec le personnage d’Henry Smith, qui jusqu’à présent nous semblait bien distant et plutôt niais.

Un tome qui nous éloigne d’Amir, de Karluk et du clan Eyhon. Au départ, c’est étrange de quitter ainsi des protagonistes à la présence desquels on commençait à s’habituer.
Mais finalement, le rythme ne redescend pas et on se retrouver pris dans cette nouvelle histoire centrée sur l’explorateur. Un album charnière ma foi pas déplaisant.

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Lunch

Bride stories #4

Henry Smith poursuit son périple vers l’ouest à dos de chameau. Malade du voyage et perdu dans ses pensées suite à ses mésaventures avec Talas, il tombe dans la mer d’Aral qu’ils longeaient. Ce sont deux sœurs jumelles qui viennent à sa rescousse : Layla et Leyu.
Il est convié à les suivre jusqu’à leur village pour y exercer ses talents de médecin… ce qu’il n’est pas (il se fait passer pour un médecin pour s’épargner d’éventuels problèmes avec les Russes). Il découvre ainsi la vie d’une bourgade de pécheurs.

Ce 4ème tome est axé sur le mariage des deux jumelles avec deux garçons. Il y est abordé la difficulté de marier deux sœurs inséparables, et puis aussi la difficulté de trouver une dot lorsqu’on vit de choses simples.
Là encore, le plus important reste la fête et la bonne humeur.

Une réflexion sur “Bride Stories

  1. Lunch dit :

    Par Yaneck le 13/05/2013 :

    Angélique, tu mets en avant un point que je n’avais pas identifié, mais qui me parle beaucoup, le poids de la culture japonaise sur la vision de l’auteure, du mariage arrangé.
    Merci à toi, ça me semble très juste comme remarque.

    Par Badelel le 13/05/2013 :

    C’est de cette façon que je l’ai ressenti, mais si ça se trouve, je me plante complètement…

    Par jerome le 15/05/2013 :

    Un très beau manga qui change de la production habituelle et qui est d’une qualité graphique très au-dessus de la moyenne. J’en garde un excellent souvenir.

    Par Lunch le 15/05/2013 :

    C’est en effet ce que j’ai lu de mieux ces derniers temps (même si avouons-le, je suis plus inspiré par les seinen torturés que par les seinen à tendance shôjo tirant sur le mariage).
    Et graphiquement, le talent de Kaoru Mori est indéniable ! Elle sait donner vie à son manga, son trait est fin, détaillé et plein de dynamisme. Un régal !

    Par Mo’ le 19/05/2013 :

    Le tome 1 est arrivé dans ma BAL… ^^

    Par Lunch le 20/05/2013 :

    Ahhhh, c’était donc ça ! Le fourbe petit cachotier 😀

    Par Bidib le 31/05/2013 :

    J’apprécie beaucoup ce manga, surtout pour son dessin très détaillé et magnifique. Très « manga » mais du beau dessin manga.
    Je partage dans les grandes lignes votre critique cependant il y a un point soulevé par Badelel qui me fait réagir :
    Tu reproche au manga d’être influencé par la culture japonaise qui idéalise le mariage arrangé. Cette remarque n’est-elle pas influencé par la culture occidentale qui le diabolise ? Après tout dans ce manga Kaoru Mori dépeint une société où tous les mariages sont arrangé et il est logique de penser que tout le monde s’accommode de ses mariages. De nombreux mariages arrangées s’en sortent bien mieux que certains de nos mariages « d’amour ». Il n’est pas question dans ce manga de porter un jugement de valeur sur le mariage arrangé, mais de dépeindre le quotidiens des jeunes mariés. Puis qu’il sont voué à passer le restant de leurs jours ensemble, n’est-il pas logique qu’il cherchent à s’attacher l’un à l’autre ?
    Le ton de Bride stories est léger et on ne s’attarde pas sur la complexité des sentiments que peuvent éprouver les jeunes gens au moment du mariage. On peut reprocher cette superficialité à l’auteur, mais elle compense très bien en nous offrant des moment de véritable poésie du quotidiens, comme le petit garçon qui rend visite à l’ébéniste, une de mes scènes préférées.

    Par Badelel le 31/05/2013 :

    Moi c’est ta réaction qui m’intrigue. A te lire, j’ai l’impression d’avoir démonté la série, ce qui n’est pas du tout mon intention. J’ai plutôt essayé d’expliquer un ressenti qui empêche ce titre d’accéder à mon panthéon de la bande dessinée. Elle compte par ailleurs un certain nombre – voire un nombre certain – de qualités. Si je suis passée à côté dans ma chronique, je me repens, je m’en excuse et je renonce à tout jamais à écrire mes impressions littéraires (ouf un peu de temps libre ! ^^)… Ah on me rappelle que j’ai des engagements, ça va pas pouvoir se faire en fait…

    Par Bidib le 01/06/2013 :

    Non, pas du tout ! Je me suis mal exprimé. Désolé.
    Ce que je voulais dire c’est que la série n’est pas plus pro-mariage arrangé qu’elle n’est pour. Elle se déroule dans une société ou le mariage est arrangé. Voilà tout. C’est pourquoi je ne partage pas ton point de vue sur l’influence de la culture japonaise et la vision positive des dits mariages. Et que si on peut l’interpréter comme ça. Alors on peut en dire tout autant de ta remarque, dans le sens inverse. Heu… je pas sûre de bien faire comprendre là -_-‘
    En tout cas j’espère pas t’avoir vexe, parce que c’est pas du tout sur un ton agressif que je disais ça, mais plutôt pour ouvrir le débat sur la question du mariage arrangé (pas sur toute ta critique qui est d’ailleurs positive et donne envie de lire le manga). Mais en lisant ta réponse je crois que je m’y suis mal prise

    Par Badelel le 03/06/2013 :

    🙂
    Je ne m’en cache pas, je suis Française et ça influence forcément ma vision des choses, tout comme le point de vue japonais de Kaoru Mori est influencé par sa culture.
    Je peux tout à fait être à l’ouest, c’est certain, mais c’est un ressenti que j’ai eu qui fait écho à d’autres mangas faisant état du quotidien et du mariage arrangé (les Taniguchi par exemple). En France, si le mariage arrangé a disparu, c’est justement parce qu’il a été mal vécu par les femmes.
    De ce fait je m’interroge : cette compatibilité entre les deux époux est-elle fidèle à la culture dépeinte par Kaoru Mori, ou est-elle influencée par une vision plus idylliste d’une culture qui s’arrange de tout ?
    Dans tous les cas pour moi c’est clair, c’est ce qui rend l’ensemble un peu « niais »

    Par Bidib le 07/06/2013 :

    C’est vrai que Kaoru Mori donne une vision très (trop) positive ou tout va bien dans le meilleur du monde des mariages arrangés. Quoi que, elle fait toute de même un très brève allusion à la sœur de Amir, morte prématurément à cause de la violence de son mari. Mais on ne s’y attarde pas plus d’une demi page et tout les autres couples sont montré de façon positive.
    Moi ça m’a tout simplement semblé une façon simpliste de présenter la chose. Peut-être as tu raison, c’est l’influence de la culture japonaise que ne lui fait aborder que le côté positif et omettre les mariages qui tournent mal.
    La vérité est que j’y connais pas grand choses aux civilisation centre-asiatique et que je ne peut donc pas juger objectivement de la cohérence du récit de Kaoru Mori. Mais j’ai juste trouvé cela assez pertinent que vu qu’on se voit marié ainsi par sa famille, on cherche à aimer son nouveau conjoint, plutôt qu’à se plaindre de son sort.
    Mais je te rejoint dans le côté un peu niai de l’ensemble, renforcé je trouve par la perfection de Amir. Elle est trop parfaite pour être vraie

    Par Lunch le 07/06/2013 :

    Cette vision « parfaite » d’Amir, je la trouve quand même largement contrebalancée dans le tome 3 avec l’histoire de cette fille et de sa belle mère, à qui il est arrivé tous les malheurs du monde.
    C’est un tome clef d’ailleurs, qui redonne du peps à la série alors qu’on aurait damné Kaoru Mori de s’éloigner autant des personnages qu’elle a mis 2 tomes à présenter. Parce que ce tome nous permet non seulement de nous attacher au personnage de l’explorateur qui n’avait vraiment aucun relief dans les 2 premiers tomes, mais il nous permet aussi de constater que tout n’est pas que « fleur bleue ». Smith se heurte de plein fouet à la tradition, au rejet de l’étranger, à la difficulté et la réalité économique… parce qu’il y a de ça aussi.

    Par Badelel le 07/06/2013 :

    Cela dit, moi non plus je n’y connais rien aux cultures d’Asie Centrale et les recherches menées sur Gogol ne clarifient pas vraiment mon manque de connaissances sur les modes de vies traditionnels de ses habitants pour le coup.

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