Les aventures de la fin du monde

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4 novembre 2012 par Lunch

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Lunch

Lunch

Il sera achevé le 13e b’ak’tun.
C’est le 4 Ajaw 3 K’ank’in
et il se produira une vue.
C’est la représentation de B’olon-Yokte’
dans une grande « cérémonie d’investiture »

Si vous ne comprenez rien à mon charabia introductif, c’est normal.
Il s’agit en fait d’une traduction d’une inscription retrouvée sur le site de Tortuguero au Mexique. Les chiffres mentionnés ici font référence au fameux calendrier Maya dont tout le monde parle beaucoup en ce moment, et la date de 2012 y est bien associée… Les Mayas semblaient craindre cette fin de 13ème cycle, de là à dire que l’événement majeur dont parlent les Mayas est une fin du monde…
Ça me rappelle une note de Martin Vidberg tiens !

Enfin, tout ça pour vous dire que la fin du monde est un vecteur d’histoires incroyables en cette année 2012. Et justement, puisque c’est pour bientôt, on a décidé de mettre ce thème à l’honneur sur k.bd en décembre. Les Aventures de la fin du monde de Vincent Caut, sont de ces histoires-là.
L’auteur avait d’abord pré-publié ses strips sur un blog avant que la version papier ne voit le jour. Ils ont été effacés depuis.

« L’humanité entière a disparu, mais ma secrétaire est encore là. Quel comble. »

On y retrouve deux héros, seuls et abandonnés, sur une terre quasi désertique. Il n’en reste plus rien si ce n’est de l’herbe ou de la rocaille à perte de vue. Exit la civilisation humaine. Ils sont désœuvrés… ceci dit, ça aurait pu être pire non ?
Pour se consoler, il leur restera toujours un peu d’humour… à défaut d’amour.

« Fin du monde ou pas, techniquement, vous êtes encore ma secrétaire… Alors, soyez gentille, allez me faire un café. »

L’humour, c’est pour moi l’un des points forts de l’album. Pas fin pour un sou, on peut même dire qu’il est gras et bien lourdaud. Enfin moi… perso… c’est justement le type d’humour que j’adore donc ça ne m’a pas gêné et j’ai même beaucoup ri.
Un style qui m’a par moments fait penser au Retour à la terre. Je me dis que Vincent Caut est peut-être fan de cette série et y fait référence sans forcément s’en rendre compte. L’attitude des personnages parfois, certaines expressions physiques aussi, le principe du strip comme mise en scène, et cet humour lourd à la Tip Top (le frère de Manu Larssinet dans Le retour à la Terre).

« Adam ! Je m’appelle Adam Tourpin !
_ T… tu t’appelles ADAM ?
_ Et alors ?
_ Moi, c’est ÈVE ! »

Comble des coïncidences, nos deux protagonistes s’appellent Adam et Ève. Évidemment c’était un choix volontaire de Dieu qui a mûrement réfléchi pour sélectionner ceux qui devront reconstruire le monde, « brouillon » et « raté », de demain.
On se demande quand même s’il ne s’est pas trompé sur la marchandise en choisissant deux enfants du 21ème siècle…

« La pomme de Newton, c’était moi. La pomme de Guillaume Tell, encore moi. Apple Corp© Magritte, Jacques Chirac, toujours moi. Et maintenant, je suis là pour te guider.
_ Vous êtes donc la pomme d’Adam !
_ Et merde, je regrette déjà de l’avoir choisi… »

L’apparence de Dieu a toujours suscité des débats. Vincent Caut à choisi de ne pas lui donner d’apparence du tout, ou plutôt, il a choisi de le faire s’incarner dans une pomme pour dicter ses volontés à Adam et Ève.
S’il va leur arriver quelques péripéties : déluge, rencontre avec une secte survivante, découverte de la nouvelle faune et flore… l’auteur ne profite pas vraiment du contexte pour critiquer le déclin du monde d’aujourd’hui. Au contraire, les protagonistes tendent à reconstruire un monde à l’image de ce qu’ils ont connu, sans aucune réflexion sur ce qui les a conduit dans pareille situation. C’est un bémol que je trouve à cette bande dessinée : elle ne remet rien en question et laisse parfois circonspect sur certaines orientations. Mais ne perdons pas de vue que le but premier est de nous distraire, et sur ce point : c’est réussi !

« ARRÊTE ! NON ! REGARDE, C’EST UNE FAUSSE POMME !
_ Hein ?
_ Mais oui, tu ne vois pas ? Elle a même pas d’étiquette ! »

 

Badelel

Badelel

Il est des lectures dont on n’a rien à dire. Elles sont très bien, mais non géniales. Elles ne soulèvent chez vous aucun émoi, ne vous évoquent aucun engagement ou discours. Mais voilà, elles vous emballent, elles se laissent lire et même apprécier.

Les aventures de la fin du monde est de ces lectures.

La fin du monde est un décor, une situation nouvelle, ni plus ni moins. Point de traumatisme pour les deux survivants. Seulement un boulet et une femme de caractère, perdus sur une terre désolée avec, pour toute compagnie, une pomme (mais pas n’importe laquelle).
Les situations sont absurdes, l’ensemble est drôle. Les personnages (sans yeux) sont universels. Voilà. Rien à en dire de plus.

Un autre avis : David Fournol
Les aventures de la fin du monde (One shot)
Scénario : Vincent Caut
Dessin : Vincent Caut
Édition : 12bis 2012
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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