Dédicace : Atar Gull

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25 septembre 2012 par Badelel

atar_gull-narina

39ème festival d’Angoulême
du 26 au 29 janvier 2012

 

Lunch

Lunch

Drôle de dédicace que celle-ci. Je m’en souviens encore, car ce fut pour moi une expérience rigolote.
Alors que je faisais tranquillement la queue, plutôt en bout de file, attendant patiemment mon tour, des gens de la télévision se sont approchés. Ils réalisaient un reportage sur Angoulême et ce récit abordant le thème de l’esclavagisme les intéressaient tout particulièrement. Ils ont demandé à quelques personnes, dont moi, de leur parler du livre : si nous l’avions lu, pourquoi on l’avait aimé, ce qu’on pensait de tout ça…
J’étais très enjoué à l’idée de faire une « pseudo-chronique » devant une caméra. Je me suis prêté au jeu avec mon enthousiasme habituel et sans vraiment masquer mon engouement pour Atar Gull. Après coup je me suis quand même demandé au montage de la vidéo ce qu’ils en retiendraient… avec des phrases choc comme « J’aime les salauds », c’est sûr, s’ils sortaient ça de son contexte, j’étais définitivement interdit de séjour dans les îles !
Parce que figurez-vous qu’il s’agissait d’un reportage sur France 0 ! Une chaîne à audience donc… Ben oui mais… je savais même pas que cette chaîne existait à ce moment là ! (moi et la télé hein ^^)
Au final, je n’ai jamais réussi à voir le reportage… sic !

À part ça, j’ai fini par rencontrer Brüno. Un gars sympa aux cheveux longs et qui a fait des trucs géniaux dans la BD avant Atar Gull. Je lui ai d’ailleurs dit tout le bien que je pensais de Michel Swing et il m’a avoué que c’était l’un de ses travaux préférés, malgré toutes ses contraintes imposées.
Atar Gull aussi fait parti de ses albums favoris. Pour d’autres raisons, mais c’est en tout cas un livre qui l’a beaucoup marqué. Lorsque Fabien Nury lui a proposé de le dessiner, il était très sceptique au projet. Il lui a suffi de lire le storyboard pour être totalement convaincu. Le scénariste cherchait un dessin simple, qui permettait d’adoucir le ton très dur de la BD. Brüno avait le parfait profil et il faut bien avouer que le rendu est génial (du moins c’est mon avis puisque j’ai adoré cet album).

Pour Brüno le planteur (Tom Will), sous ses airs de « gentil maître », est le pire salaud d’entre tous. Un avis que partage aussi son compère Fabien Nury. Personnellement j’ai plus été marqué par Atar Gull lui-même ou par ce psychotique de Brulart… mais c’est sûr que la connotation de salaud est très variable entre ces personnages, ils le sont tous, mais différemment.
Brüno éprouve aussi de l’empathie pour le premier négrier, le gentilhomme. À vrai dire, c’est peut-être la seule personne à sauver dans cet album, surtout si l’on considère qu’il est totalement à la ramasse avec ses sentiments…

Narina, c’est la femme d’Atar Gull. Esclave tout comme lui, elle finira par lui donner un enfant né dans la plantation. Une vie pas facile que la sienne, de par son statut d’esclave bien entendu… une condition qui ne permet pas de tout endurer non plus… et je trouve que ce qu’elle doit vivre dans ce récit est pire que tout !
C’est vraiment le personnage qui m’a le plus touché… (j’adore aussi le personnage d’Atar Gull mais pour d’autres raisons : c’est une boule de vengeance d’une incroyable noirceur).
Et ça tombait bien, parce que Brüno préfère dessiner les femmes 🙂

Dédicace : Narina
Par Brüno
Lien vers l’album.
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