Homunculus

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14 août 2012 par Lunch

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Lunch

Homunculus est le genre d’O.V.N.I. que seuls les mangakas japonais sont capables de produire. Ce genre de série qu’il serait impossible de lire en bande dessinée franco-belge et qui nous prouve une nouvelle fois que le Japon a un temps d’avance sur l’audace.
Homunculus, c’est une série au nom étrange, tout autant que la narration l’est. Il nous faudra 3 tomes pour en savoir plus sur ce phénomène, pour tenter une première approche d’explication. Mais il en faudra bien plus pour qu’elle prenne un sens réel.

Un homunculus, c’est quoi ?

En un sens, il s’agit d’une déformation de la réalité. D’un pont entre la conscience, ce qu’on sait, ce qu’on connaît… et l’inconscience, ce qu’on a rejeté, oublié, qui est enfoui au plus profond de notre « moi intérieur ».
Nous sommes dans la psychanalyse pure avec cette série, qui n’hésite pas à heurter nos sensibilités, à choquer, pour aboutir sur une véritable quête identitaire. Homunculus est un thriller psychologique déboussolant.

« Il y a ce parc rempli de sans-abri et… cet hôtel de première classe rempli de gens normaux… Vous, vous êtes juste entre les deux. »

Au départ, il y a ce bonhomme : « l’homme à la voiture ». Depuis quelque temps il se gare là, entre ce parc municipal et un hôtel de luxe. Pas tout à fait SDF, pas encore prêt à abandonner sa vie passée.
Susumu Nakoshi est un individu étrange, un menteur, un gars pour qui tout a basculé et qui se cherche. Qui est-il vraiment ? Que fait-il ici ? N’a-t-il plus de logement ? Plus de famille ? Plus d’emploi vraiment ? Que représente cette vieille voiture pour lui ? Pourquoi s’est-il décidé à côtoyer les sans-abri de ce parc ? La réponse est bien profondément ancrée dans son être, mais il est incapable de la trouver de lui-même.

« Cette « trépanation » est une opération… que beaucoup de personnes ont subi à l’étranger, sans aucun dommage.
_ Et une opération aussi folle sert à quoi ?
_ Bonne question. Très bonne question… Ça fait naître un sixième sens. »

C’est là qu’intervient Manabu Ito. Médecin fraîchement diplômé, il se cache sous l’apparence d’un punk efféminé. Crâne rasé, piercings, tatouages, bijoux, cuir… il n’a pourtant rien du médecin dans son look.
Soi-disant pour connaître l’humain, il va vouloir tenter une expérience. Une expérience qu’il ne sera pas capable de produire sur lui, par peur. Son dévolu se jette alors sur ce type à la bagnole, sur ce mystérieux individu qui balance entre deux mondes et qui l’interpelle.

« Si tu fais une erreur et que tu me tues, alors tant pis… mais si tu fais une erreur et que je deviens un légume… tue-moi… »

Par le biais de la trépanation, la vie de ces deux hommes va complètement basculer.
M. Nakoshi était déjà entré dans sa quête identitaire, il va être conduit à voir des monstres, ces homunculus, qui reflètent sur les gens leurs propres tourments. Il va se rendre compte au fil de la série que ces tourments sont aussi en partie les siens.
Quant à Ito, s’il a tout du médecin psychologue pour M. Nakoshi, l’expérience lui permet de se mettre en abîme, d’ouvrir des brèches dans la carapace qu’il s’était forgé, de se retrouver lui-même.

Percutante, cette série est difficile à suivre lorsqu’elle est lue tome par tome. Elle prend en revanche tout son sens lorsqu’elle est avalée d’une traite, sans répit. Les questionnements de Susumu deviennent alors un peu les nôtres. Nous sommes happés par cette quête fantastique pour retrouver son « vrai soi ».
Hideo Yamamoto, pour cette série, nous bouleverse vraiment, nous pousse dans nos derniers retranchements. Il n’hésite pas à nous mettre mal à l’aise, comme avec cette fille, la numéro 1775. Un épisode long de plus de trois tomes et qui nous paraît tellement éprouvant, difficile à lire.
L’auteur s’élance ici dans un style Freudien aux limites de l’expérimentation. La trépanation est une expérimentation. Le récit l’est probablement aussi, audacieux et aussi complexe que l’âme humaine l’est. Et pour finir, le dessin est lui aussi expérimental. Les déformations du réel lui permettent de jouer sur les sentiments, sur les expressions du visage, sur les rictus, les tics… Si le graphisme est dans tous les cas expressif et réaliste, certaines scènes baignent dans l’irréel, réduites à des jeux de silhouettes d’ombres aux multiples facettes, inquiétantes et ténébreuses.

Homunculus est une série où l’irréel devient tangible, ou la folie et le don se lient et se délient, se mélangent. Les deux thèses se côtoient sans cesse, si bien qu’il est difficile de se faire une idée fondée sur la santé mentale de Susumu Nakoshi. Certes oui, il peut paraître fou, mais l’est-il pour ce qu’il est, ou parce qu’il a un don ? Ce don est-il réel, ou une image déformée de son esprit malade ? Et dans ce cas là… d’où lui vient sa prescience ?

Derrière cette satire du monde moderne se pose toujours cette éternelle question : L’âme humaine est-elle sondable ?

Homunculus est une série relativement courte pour un manga, en 15 tomes, et qui se tient parfaitement dans sa construction.
J’ai quelques reproches à faire à la pagination parfois aléatoire de l’éditeur Tonkam, qui a (malencontreusement) quelques fois tronqué les cases, si bien que certaines parties de texte sont légèrement coupées. Si cela n’altère pas la compréhension, c’est une gêne indéniable à la lecture.
En revanche, les couvertures sont impeccablement designées : toutes blanches, elles comportent un dessin aux traits simples et illustrant le tome en question. Elles portent également toutes ce tatouage, celui d’Ito, en relief… comme un symbole de cette déformation de la réalité, comme un sceau apposé par celui par qui tout à commencé.

« C’est moi… Mon dieu… c’était moi finalement…
_ Oui… c’est toi… »

badelel

Badelel

Lunch a dit l’autre jour en ressortant les Homunculus : « C’est parti pour une lecture bizarre ». Bizarre, c’est bien le mot qui caractérise le mieux Homunculus en effet !
De prime abord, et ce pendant plusieurs tomes, les deux personnages principaux sont aussi antipathiques l’un que l’autre, leurs comportements parfaitement incompréhensibles, les mésaventures hallucinatoires de Nakoshi déroutantes. Pire encore : nous avons commencé à lire la série à mesure que les tomes sortaient, et d’un tome sur l’autre on a vite été complètement paumés.

Pourtant, reprendre la série complète change du tout au tout le point de vue. évidemment, on comprend les évolutions. Ça a l’air bête de dire ça, c’est pareil pour toutes les séries de mangas, me direz-vous ? Mais Homunculus visite tellement les méandres de la psychologie humaine qu’en fin de compte une lecture par tome est littéralement inadaptée. En tome par tome, j’ai réussi l’exploit d’atteindre le tome 11. Lunch avait lâché l’affaire depuis bien longtemps, lui. Lue d’affilée, la série se dévore et prend tout son sens.

C’est le principal reproche que je ferai à l’endroit d’Homunculus : le format est très mal choisi. Pourtant, l’absence de chapitres témoigne qu’il n’y a pas eu de prépublication en magazine ainsi que le monde du manga au Japon procède habituellement. Ce choix est-il français ou est-il dû à l’édition originale ? Je n’ai pas la réponse.

Pour le contenu, si le terme « bizarre » reste l’adjectif qualifiant le mieux ce manga, il n’en est pas moins passionnant. Comprendre les visions de Nakoshi, dépister les intérêts de Ito, enquêter sur le passé de Nakoshi, se perdre dans les méandres de la pensée humaine… Pas de répit pour le lecteur ! D’autant que le rythme évolue : d’épisodes tarabiscotés, on passe à des moments plus intimes et plus ancrés dans la réalité, pour replonger ensuite pendant des tomes entiers sur des spéculations psychologiques. Arf ! Et on en redemande en plus !!! D’autant qu’on s’attache à ces deux personnages dont on élucide progressivement le passé, les motivations et l’humanité (l’humanité n’étant pas ce qui caractérise le mieux les deux zozos quand on les découvre dans le tome 1).

Cela dit, Homunculus n’est pas seulement un manga sur la psychologie. Se servant de ce point de vue comme d’un prétexte, Hideo Yamamoto dépeint âprement le mal-être de la société japonaise contemporaine. Prostitution juvénile, pauvreté, capitalisme à outrance, hypocrisie et intérêt, importance du paraître, violence morale… En suivant Nakoshi et Ito, on plonge dans les bas-fonds pas si bas (parfois au 50° étage d’un hôtel de luxe) de la perversion humaine et des dérives sociétales qui font le quotidien du Pays du Soleil Levant. D’autant plus que le tout s’appuie sur un dessin réaliste qui accentue le côté critique, et également surnaturel, de cette expérience.

Si vous aimez vous torturer le cerveau en lisant, si vous aimez bousculer les habitudes littéraires, et si vous appréciez bousculer les lectures convenues, Homunculus est fait pour vous.

Homunculus (série terminée en 15 tomes)
Scénario : Hideo Yamamoto
Dessin : Hideo Yamamoto
Édition : Tonkam 2005
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Lunch

Homunculus #1 : Recueil n°1

À ce moment là du récit, nous ne savons rien de personne et personne ne joue franc jeu. Alors que « l’homme à la voiture » évolue entre cet hôtel de luxe et ce parc hébergeant les sans-abri, il se fait accoster par ce punk aux traits un peu efféminés. Il lui propose un deal : il sert de cobaye à son expérience, et en échange, il reçoit 700 000 yens. Il s’agit simplement de se faire percer un petit trou dans le crâne et de voir si l’opération précède l’apparition d’un sixième sens.
700 000 yens, c’est beaucoup d’argent pour quelqu’un qui n’a plus rien…

Un premier tome qui met tranquillement en place la clef de l’histoire, les protagonistes principaux, l’enjeu. Une accroche qui se poursuit au-delà de l’opération avec l’apparition des premiers signes, sous la forme de ce robot-yakuza coupeur de petits doigts.

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Homunculus #2 : Recueil n°2

Lorsqu’il ferme son œil droit, M. Nakoshi est capable de voir au fond des êtres. Certaines déformations sont aisément interprétables, d’autres sont bien plus complexes. Celle du caïd de Shinjuku fait partie de ces dernières. Sous son blindage d’acier se cache un jeune garçon, s’abîmant son auriculaire avec une faucille. Quel traumatisme se terre sous cette créature que seul M. Nakoshi est capable de discerner ?

M. Nakoshi prend peu à peu conscience de ce nouveau talent. Il parvient à percer des secrets enfouis dans les êtres humains qu’il regarde, et ce faisant, il débute sa quête intérieure, celle qui l’amènera sur les traces de son « ancien soi ».

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Homunculus #3 : Recueil n°3

Le phénomène de ces visions aurait un nom : Homunculus.
Des sortes de monstres reflétant la partie invisible du cerveau, l’inconscient. Ito cherche toujours à trouver une explication rationnelle aux visions de M. Nakoshi. Pourtant, il reste très intrigué par le côté paranormal né de la trépanation. Il agit tel un psychologue pour trouver la cause d’un tel dérèglement, et cherche à pousser son cobaye à lui révéler les choses qu’il voit pour leur trouver une logique.
Leurs pas vont les amener à la rencontre d’une lycéenne qui vend, en quelque sorte, son corps. Un homunculus fait de sable et aux allures d’un démon tout droit sorti du film L’Exorciste. Le début d’un épisode aussi long qu’éprouvant.

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Homunculus #4 : Recueil n°4

Ito veut absolument « se faire » la lycéenne, et souhaite que M. Nakoshi les espionne pour voir les expressions de l’homunculus de la jeune fille. Il pense être capable, en la poussant dans ses derniers retranchements, de la faire imploser. Contre toute attente, c’est tout l’inverse qui arrive. Ce qui permet à M. Nakoshi de se livrer à une véritable pêche d’informations sur Ito. Là commence sa véritable interrogation : qui est-il vraiment ?
Son homunculus à lui est transparent, mais lorsque la tension monte, des bulles apparaissent. Par moments même l’eau jaillit en dehors du récipient de son homunculus, lorsqu’il est blessé dans son for intérieur. Et ce n’est pas tout, car il y a aussi cette forme qui apparaît à la place de son visage…

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Homunculus #5 : Recueil n°5

Un tome entièrement centré sur la fillette. M. Nakoshi et elle vont se retrouver, et il va tenter de percer à jour son homunculus, comme il l’avait fait avec le caïd.
Un passage peu orthodoxe et passablement ragoûtant, entre viol et consentement forcé. Finalement à l’image de cette série, où l’on nage entre talent et folie. Jusqu’où la psychanalyse doit-elle aller ? Que vaut la vérité ?

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Homunculus #6 : Recueil n°6

On continue sur la lancée du tome précédent : suite et fin de l’épisode avec le numéro 1775, la jeune lycéenne. M. Nakoshi, mu par un mélange d’excitation, de pulsion sexuelle et de désir de mettre à nu l’homunculus de la fille, va déclencher une spirale contre laquelle il est complètement perdu. Au fur et à mesure qu’il croit percevoir des signes, il se redécouvre lui-même… L’homme qu’au fond de lui, il a toujours fui.
La fin d’un passage très difficile, pour moi le plus éprouvant de tous. L’homme qu’est M. Nakoshi est abject, il donne envie de gerber. Pourtant, il continue à exercer une sorte de fascination… on a envie d’en savoir plus sur lui, de comprendre ce qui le pousse à agir ainsi, quelle noirceur se terre au fond de son âme !

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Homunculus #7 : Recueil n°7

Dans ce volume, on retrouve Ito, et un rythme de lecture un peu plus plaisant après le difficile passage de la fillette.
On avance sur le « dossier Nakoshi », on commence à comprendre ce qui l’a poussé vers les sans-abri, vers ce parc à Shinjuku. Il ne nous apparaît plus seulement comme le salaud qu’il a été, on lui reconnaît des traits plus humains. Est-il en train de se racheter une conscience en côtoyant ainsi les gens en difficulté ?

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Homunculus #8 : Recueil n°8

Ito a décidé d’arrêter de s’intéresser aux homunculus. M. Nakoshi est tout de même parvenu à le convaincre de lui reboucher le trou qu’il a dans le crâne. Ce faisant, toutes ces monstruosités qu’il voit devraient s’envoler, il en est persuadé.
L’occasion faisant le lardon (oui je sais, déformation de mon homunculus gourmandise), M. Nakoshi en profite pour dévisager l’homunculus d’Ito, pour le titiller. évidemment, il parvient rapidement à le déstabiliser. Ce dernier, intrigué par ce que pourrait renfermer son « moi », lui accorde une entrevue pour en discuter.

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Homunculus #9 : Recueil n°9

M. Nakoshi s’est fait ligaturer son œil droit pour disparaître du monde réel, pour s’imbiber des homunculus qui l’entourent. Ce faisant il poursuit sa discussion avec Ito. Une discussion qui met mal à l’aise autant l’un que l’autre, cherchant à extirper des déformations ce que renferme leurs êtres. Pour Ito, il ne s’agit pas de sa mémoire refoulée, mais de celle de M. Nakoshi lui-même. Une vision conflictuelle qui les fait avancer l’un et l’autre.
Le jeune médecin ne tardera pas à livrer son véritable visage à son cobaye. Un tome très instructif et qui permet de mieux connaître Manabe Ito.

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Homunculus #10 : Recueil n°10

Cette fois encore, cet épisode est riche en rebondissements et en épanouissement. Nous en apprenons bien plus sur Susumu Nakoshi, mais pas seulement. Car Ito va se rendre compte que le talent de son cobaye est bien réel. A-t-il toujours su lire dans le cœur des gens ? Ce don a-t-il été mis en exergue par la trépanation ?
En se pliant au jeu de M. Nakoshi, Ito se redécouvre lui-même !

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Lunch

Homunculus #11 : Recueil n°11

M. Nakoshi est sur la bonne voie. Il se rappelle d’éléments qu’il avait voulu occulter de sa vie passée. Pas suffisamment pour se rappeler son vrai visage, pour se reconstruire entièrement. Cette fille qui l’avait regardé alors qu’il n’était pas beau, avant son opération de chirurgie esthétique, qui était-elle ? Elle… elle saurait sûrement qui il était lui !
Pendant ce temps, Ito est réellement conscient de l’aide que lui a apporté M. Nakoshi pour sa reconstruction personnelle. Le jeune médecin s’est véritablement transformé, il est devenu plus doux, respectueux. Même s’il n’est pas encore prêt à assumer la révélation sur son être véritable, il s’est incontestablement affirmé, émancipé. Pour lui l’heure est venue de rendre la pareille à son ami, de l’aider à se retrouver.

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Lunch

Homunculus #12 : Recueil n°12

M. Nakoshi nage en plein délire. Aveuglé par la recherche de cette mystérieuse fille du passé, il est persuadé qu’il faut lui agrandir son trou dans le crâne, pour mieux voir les homunculus encore. Ito refusant, il se fait lui-même l’opération…
Un acte sanglant qui le plonge encore un peu plus dans la folie. Et qui remet la théorie de la paranoïa sur le devant de la scène. Toutes ces images sont-elles le fruit d’une maladie mentale ?

Un tome clef.

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Lunch

Homunculus #13 : Recueil n°13

M. Nakoshi finit par retrouver cette fille qui l’intrigue tant, et qu’il avait rencontrée lorsqu’il était dans les affaires. Une conquête parmi tant d’autres, mais qu’il avait refoulée dans son inconscient. Pour quelle raison ? Et si c’était elle, la Nanako de son passé ?
De son côté, la fille se pose des questions sur cet homme étrange. M. Nakoshi est persuadé qu’elle est comme lui, qu’elle dissimule son « moi intérieur ». En l’aidant à se retrouver, il pense retrouver la clef de son être.

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Homunculus #14 : Recueil n°14

M. Nakoshi continue son introspection dans l’homunculus de cette fille. Tous les deux s’en retrouveront complètement chamboulés par un tas de questions. La clef du mystère n’est plus très loin.
Pendant ce temps dans le parc, les tentes sont de moins en moins nombreuses. Les sans-abri sont jetés dehors, les autorités font du ménage. M. Nakoshi va alors venir en aide de Monsieur Ita, le cuisinier du petit groupe. Il avait déjà renoncé par le passé à affronter son homunculus, mais cette fois, c’est le moment !
Un « affrontement » qui rendra M. Nakoshi plus humain encore, refoulant une fois de plus la thèse de la folie.

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Lunch

Homunculus #15 : Recueil n°15

L’épilogue de la série se trouve dans ce dernier recueil. Un dénouement surprenant, car nous ne savions plus sur quel pied danser. Surprenant car nous attendions, au pire, une autre chute (personnellement, je pensais que M. Nakoshi se suiciderait à la fin). étonnant aussi parce qu’il ne répond pas à nos questions, qu’il ne donne pas de réponse concrète à l’apparition de ces phénomènes paranormaux.
On ne peut pas contester que le bonhomme ait eu des visions. On ne peut pas contester son don de prescience qui lui permettait de retrouver les choses enfouies au fin fond de la conscience des gens. On peut en revanche se demander où sa folie à débuté. était-ce le fruit de la trépanation ? Cette opération était-elle un point de départ, ou simplement un bon prétexte ?
Une fin curieuse mais sensée et ouverte… et qui nous pose un nouveau dilemme : Comment un être capable du meilleur peut-il aussi être capable du pire ?

Une réflexion sur “Homunculus

  1. Lunch dit :

    Par Choco le 14/08/2012 :

    Super chronique ! Vous m’avez donné envie de la relire 🙂

    Par Lunch le 14/08/2012 :

    C’est vrai qu’au départ j’avais un peu lâché. L’occasion s’est présentée de relire la série d’un bout à l’autre et elle prend réellement un autre visage. On comprends mieux, on en cerne mieux la psychologie. C’est très intéressant.
    Moi qui la première fois l’avait trouvée complexe et difficile à suivre, j’ai pris un réel plaisir à redécouvrir la série.

    Par Choco le 14/08/2012 :

    J’ai lâché aussi à je ne sais plus quel tome et je les ai lu au rythme de parution. Du coup, je suis bien curieuse de le lire dans sa globalité. Le hic, je n’ai pas acheté les tomes au fur et à mesure ! ^^

    Par Lunch le 16/08/2012 :

    J’avais lu jusqu’au 8 moi. Par contre j’ai tout acheté… en fait, quand une série se termine, j’essaie de combler mon retard parce qu’il y a souvent des surprises avec les mangas (ruptures de stocks sur fin de séries).

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