Azimut #1 : Les aventuriers du temps perdu

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16 juin 2012 par Lunch

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Lunch

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Il est des jours comme ça où le quotidien bascule, où un événement aussi rare qu’incongru contrarie à jamais l’avenir.
C’est ce qui arrive à un petit garçon et son papa, vivant au sommet d’un arbre géant. Le père, lui, étudie les oiseaux, et confectionne avec une grande minutie des reproductions de certains d’entre eux. Quant au fils, il feuillète un livre répertoriant des mythes incroyables comme celui du terrifiant arracheur de temps. S’approchant de la fenêtre, il remarque un oiseau ressemblant à s’y méprendre à l’un de ceux que fabrique son père. Oui : il s’agit bien d’une lurette (cela faisait pourtant belle lu… mmm, passons…), un oiseau très très très rare dont on dit que son dernier œuf apporterait la vie éternelle.
Bien des années plus tard, dans le royaume de Ponduche, on témoigne de bouleversements très étranges : Le nord à disparu, affolant les boussoles et désorientant toute la faune.

Wilfrid Lupano, à qui l’on doit l’excellent Alim le Tanneur, nous revient avec une collaboration qui a de quoi mettre l’eau à la bouche. Car Jean-Baptiste Andreae, qui est aussi le dessinateur de La confrérie du crabe et de Mangecœur (deux albums scénarisés par Mathieu Gallié) a un graphisme que j’apprécie vraiment et qui nous plonge à merveille dans les ambiances fantastiques et irréelles.
C’est donc avec beaucoup de gourmandise que je me suis procuré cet album les yeux fermés. Quand je les ai ouverts, c’était pour découvrir une myriade de curiosités, toutes aussi saugrenues (ahah, jeu de mot totalement privé que seuls les lecteurs de l’album pourront comprendre) les unes que les autres.

Car Wilfrid Lupano nous étale ici une extraordinaire faune enchanteresse. Un bestiaire déconcertant et qui a quelque chose de magique. Des Chronoptères qu’il appelle ça, des êtres volants qui ont la particularité d’avoir un rapport avec le temps. La simple lecture d’un court extrait de l’Encyclopédie des Chronoptères, visible dès le deuxième de couverture, vous donne envie d’aller plus loin pour découvrir tout ça :

« La Libellule Mémorantèle :
Si elle vient boire en rase-mottes à la surface de l’eau pendant que vous y admirez votre reflet, ce dernier se retrouve  » prisonnier  » de l’eau pendant un an. Mystère ! »

Vous l’aurez compris, il s’agit d’un récit qui a rapport avec la temporalité. Avec la vie bien entendu, et la mort également. Du fantastique, des animaux légendaires et nouveaux, une inventivité à couper le souffle et une intrigue aux petits oignons (je vous ai parlé du nord qui avait disparu, il s’agit de l’un des fils rouges de l’album), voilà qui vous ravira probablement. Un tome d’entame qui prends un bel envol et qui nous surprend à chaque nouvelle page. C’est très agréable de pouvoir lire une aventure aussi rafraichissante. Et le trait fin et détaillé de Jean-Baptiste Andreae est peut-être ce qui se fait de mieux pour l’imager, la faire vivre, et pourquoi pas nous faire rêver !

Azimut #1 : Les aventuriers du temps perdu
Scénario : Wilfrid Lupano
Dessin : Jean-Baptiste Andreae
Édition : Vents d’ouest 2012
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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