Pico Bogue #5 : Légère contrariété

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5 décembre 2011 par Lunch

pico_bogue05

Lunch

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« Vous savez pourquoi on dit « dessiller les yeux » ?
_ Non.
_ Autrefois, pour dresser les faucons, on leur cousait les paupières… On passait un fil, avec une aiguille, dans les paupières du bas…
_ Quelle horreur !
_ … Eh on nouait le fil au-dessus de la tête…
_ Bon ! Arrête !
_ … Comme ça, le faucon voyait à peine. Et quand il était dressé, on lui dessillait les yeux en décousant les paupières.
_ Ça va ! Arrête !
_ Eh ben moi, que mes parents m’abandonnent pour les vacances, ça m’a dessillé les yeux sur eux. Je vois tous leurs défauts !
_ Leur défaut, c’est de pas t’avoir cousu la bouche.
»

Après une année difficile sur le plan scolaire, ça y est, c’est les vacances ! C’est l’été, on peut faire du vélo avec les copains, farniente dans la piscine, profiter du soleil… mais bon, quand on est adolescent, les contrariétés se chassent mais demeurent !
Et là, les parents ont décidé de laisser leurs deux enfants seuls durant une semaine alors qu’ils vont prendre des vacances ailleurs sans eux. Évidemment, Pico et Ana Ana vivent très mal cet épisode et considèrent que leurs géniteurs les abandonnent…

Le cinquième album de Pico Bogue tout fraichement paru en ce mois de novembre, vient nous égayer de ses piques toujours aussi acerbes. Et pour le coup, les enfants – Pico en premier lieu – sont tranchants comme des lames.
Difficile est le métier de parent. Si je pense sincèrement que ma puce aura de la répartie, j’espère néanmoins qu’elle ne sera pas aussi méchante que Pico et sa sœur, qui je pense ne se rendent pas compte de la dureté leurs mots parfois.
Néanmoins, on se marre bien en lisant cette série qui demeure constante dans sa bonne dose d’humour véhiculée. La recette est la même et elle fonctionne à merveille. Les enfants grandissent et les sketchs sont toujours aussi piquants et drôles tome après tome. Et une série qui ne s’essouffle pas c’est la preuve d’une grande qualité !

« Debout ! Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt !
_ Je déteste les proverbes !
_ Ils ont un fond de vérité.
_ Comme : 
« On choisit ses amis, pas sa famille » ?
_ Ça, c’est méchant.
« Qui aime bien châtie bien. » »

 

Badelel

Badelel

Addendum du 15/01/2012

J’ai lu le tome 5 juste après avoir relu le tome 1 (si si, c’est très très logique). On ne se rend pas toujours bien compte des évolutions à mesure des lectures, mais ma démarche (aussi curieuse puisse-t-elle paraître) permet de mettre en lumière une maturité évidente.

Le dessin de Dormal a gagné en finesse et en clarté. Alors que dans le tome 1, chaque trait est repassé plusieurs fois, il est maintenant plus direct et plus assuré. Les couleurs aussi, déjà pas mal vives, le sont encore plus à présent (il faut dire que là, en plus, ça se passe en été).

Quant au scénario de Roques, les petites tranches de vie des premiers tomes suivent maintenant un fil rouge (« nos parents nous abandonnent ») et les parents sont bien moins victimes de ces enfants terribles. Eh oui, des parents qui se rebellent… On aura tout vu !

Et rassurez-vous, les réparties cinglantes n’ont pas perdu en qualité. Il est agréable de constater que cette série, qui avait séduit par sa fraicheur, a su se renouveler sans perdre son identité au bout de 5 tomes. 

Pico Bogue #5 : Légère contrariété
Scénario : Dominique Roques
Dessin : Alexis Dormal
Édition : Dargaud 2011
Voir aussi : Tome 1, Tome 2, Tome 3, Tome 4
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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