Shiro et les flammes d’arc-en-ciel

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1 décembre 2011 par Badelel

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Lunch

Lunch

Une vieille légende parcours la forêt de Miaô depuis la nuit des temps. Tous les cent ans, la lune redescend sur Terre jusqu’à toucher le mont Poisson. Il est alors coutume de l’accueillir de la meilleure des façons et d’éclairer sa venue d’immenses feux de joie : des feux illuminés par des flammes d’arc-en-ciel.
Le lune, heureuse de toute cette attention, continuerait alors de bercer le peuple de la forêt pour les cents années à venir.
L’heure est aujourd’hui venue de partir à la recherche des fameuses flammes d’arc-en-ciel. C’est Shiro, le seul chat de la forêt, qui est alors désigné pour cette quête malgré son jeune âge. Le destin de tout un peuple est entre ses mains.

En préambule je voudrais remercier les éditions Nobi Nobi pour l’envoi de cet album, par le biais de l’opération Masse Critique de Babelio. Ce n’est pas la première fois que l’on m’adresse un album en échange d’une chronique – et je ne le mentionne pas toujours non plus – mais j’ai vraiment apprécié sa réception et le petit mot qui l’accompagnait qui m’était destiné.
Nobi Nobi est une toute jeune maison d’édition puisqu’elle a tout juste un an et demi (leurs premiers ouvrages ont été édités en mars 2010). Si leur catalogue n’est pour l’heure pas encore bien rempli, leur politique éditoriale est d’ors et déjà établie : ils souhaitent présenter des albums jeunesse illustrés qui permettent de découvrir la culture japonaise, soit par le biais de traductions d’œuvres originales, soit des créations nouvelles inspirées du pays du soleil levant.
Une découverte (je ne connaissais pas cette maison d’édition) que j’ai envie de suivre puisque je suis très attiré par la civilisation japonaise depuis déjà de nombreuses années.

Shiro et les flammes d’arc-en-ciel est donc un album jeunesse, vous vous en doutiez.
Rien qu’à la couverture, il n’est pas bien difficile de faire le parallèle avec le très célèbre Hayao Miyazaki, tant le graphisme mis en avant ressemble à celui du maître à qui l’on doit de merveilleux dessins animés tels que Le voyage de Chihiro, Mononoke Hime, Mon voisin Totoro, Nausicaä, Porco Rosso et bien d’autres…
Il faut dire que Yukio Abe travaille lui aussi dans l’animation, ceci peut donc expliquer cela. Vous connaissez sûrement la série Le tour du monde en 80 jours (1981) dans laquelle il était l’un des directeurs de l’animation. Il officiait également comme directeur artistique pour l’adaptation de Léo, roi de la jungle (d’après l’œuvre d’Osamu Tezuka) en 1997, ou encore Edgar de la Cambriole : Le Secret de Mamo (Lupin III) en 1978. Hayao Miyazaki lui-même réalisé le film suivant de Lupin III : Le château de Cagliostro, en 1979.
Un lourd passif dans l’animation qui explique le trait de l’auteur, mais il est bel et bien question d’un livre ici, je vous rassure !

Shiro et le flammes d’arc-en-ciel est un album haut en couleur dans lequel l’auteur développe un récit simple et efficace. Ses dessins, dont la technique s’apparente à du pastel gras retravaillé pour donner plus de relief aux textures, accompagnent une histoire pour les plus jeunes qui, pour reprendre les propos de Jérôme, ont tout de la structure d’un conte, de la situation initiale à la situation finale, en passant par les traditionnelles péripéties engendrées par l’élément perturbateur qu’est l’ombre qui cache la lumière tant convoitée.
On croisera la route de nombreux personnages, tous d’un aspect animalier : le chat bien entendu, mais aussi des poissons, des lapins, brebis, cerfs et bien d’autres. Les petits de la chouette m’ont pas mal fait pensé à des mogs (très célèbres dans Final Fantasy), et j’aurais même eu tendance à voir dans la tanière d’Altagarr bon nombre de Tomberry (mais je suis sûrement un gros geek… quoique ^^).

Côté récit, ne vous attendez pas à un miracle révolutionnant vos lectures, il s’agit d’une histoire pour enfants. Dès 5 ans précise même l’éditeur. Mais je ne pense pas qu’il soit insurmontable pour un bout de chou d’en comprendre le sens bien avant si vous vous sentez l’âme d’un conteur.
On se réconfortera dans les dessins qui, avouons-le, sont bien plaisants à regarder.

Badelel

Badelel

Addendum du 04/12/2011

Alors pour commencer, contrairement à Lunch, ce n’est pas du tout le dessin qui me fait penser à Miyazaki, mais uniquement la police utilisée pour le titre de l’album, ce qui réduit pas mal les ressemblances. Ce qui n’empêche pas ce petit livre d’être très coloré, avec un travail de matière très abouti et une qualité graphique indéniable. Un régal pour les yeux, je ne me lasse pas de le feuilleter !

Il n’y a pas que le dessin qui est le fruit d’un travail poussé. Malgré la brièveté de l’histoire (hé ho, c’est un album pour enfant quoi), on sent que l’univers dans lequel évolue le héros a été bien réfléchi, et on regrette finalement de passer si vite d’un événement à l’autre et de ne pas prendre le temps de s’attarder sur tel ou tel aspect de ce monde. Je crois qu’il y a de quoi développer de nombreuses aventures pour ce jeune héros.

L’histoire elle-même ne casse certes pas trois pattes à un cana… matou, mais elle retrace une petite aventure fort divertissante et trépidante, dans laquelle on ne s’ennuie pas. Et elle a très bien marché pour endormir Gussette, 2 mois 1/2.
Cela dit, 2 mois 1/2, ce n’est pas vraiment l’âge préconisé pour ce genre de littérature, c’est juste qu’avec les bébés, tout marche, y compris les romans pour adulte. Si l’éditeur conseille ce livre à partir de 5 ans, je pense qu’un enfant de 6-7 ans se l’appropriera beaucoup plus aisément.

Mon verdict en bref : une chouette aventure, dans un univers à approfondir, avec un graphisme sublime.

Et puis c’est vrai qu’il y a des mogs là-dedans !…

Shiro et les flammes d’arc-en-ciel (One shot)
Scénario : Yukio Abe
Dessin : Yukio Abe
Édition : Nobi Nobi 2011 (2004 au Japon)
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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Une réflexion sur “Shiro et les flammes d’arc-en-ciel

  1. Badelel dit :

    Par jerome le 02/12/2011 :

    Je l’ai feuilleté plusieurs fois en librairie et j’avais postulé sur Babelio (sans réussite) mais je ne sais toujours pas si ça vaut la peine de franchir le pas. C’est magnifique mais le récit à l’air tellement classique !

    Par Lunch le 02/12/2011 :

    C’est un conte d’aventure assez classique oui. La magie provient surtout de la colorisation de l’auteur.

    Après, ça fonctionne peut-être sur un enfant parce que c’est mignon et coloré, qu’il y a un multitude d’animaux à reconnaitre, que le chat est rigolo avec ses yeux vairons et que, malgré les péripéties, tout est bien qui fini bien.
    Je testerais avec ma puce quand elle aura l’âge. Parce que pour l’instant elle est encore petite du haut de ses deux mois 🙂

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