Simon’s cat #1 : Une calamité de chat

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28 novembre 2011 par Lunch

Simon's cat

Lunch

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Pour tous ceux qui ont déjà eu un chat, et bien évidemment pour ceux qui en ont encore un, voire plusieurs, à vivre avec eux au quotidien, Simon’s Cat vous rappellera bien des souvenirs.
Il est bien connu qu’un chat, s’il ne dort pas, est toujours en train de manger. Et s’il ne mange pas, il passe son temps à entrer ou sortir de la maison, pour le plus grand désarroi des charnières de fenêtres si comme moi vous n’avez pas de chatière.
Il est bien connu aussi qu’un chat a ses coups de folie parfois. Le genre de crises qui nous fait forcément rire par moments, mais aussi, il faut bien l’avouer, craquer d’autres fois.

Simon’s Cat c’est un peu tout ça. Et parce que ce n’était pas très drôle de représenter un chat qui dort tout le temps, il n’y a ici de dessiné que le pire du pire de ses simagrées.
Le chat de ce pauvre Simon, en plus d’être un goinfre fini, met un point d’honneur à faire toutes les conneries possibles et inimaginables, lui en faisant voir de toutes les couleurs.
Mais il n’est pas la seule victime de ce chat ravageur, puisque le chien d’une amie, un hérisson de passage, toute une colonie d’oiseaux mais aussi le nain de jardin se voient infligés de véritables supplices.

Des gags qui se succèdent sous la forme de strips et qui se permettent de s’évader des cases, inexistantes, et qui se passent même des mots. Le strip peut se cantonner à une simple illustration pleine page, ou au contraire afficher plusieurs dessins sur une même page, plus rarement sur deux ou trois pages.
Le tout entièrement en noir et blanc, un dessin clair et sans fioritures, qui va droit à l’essentiel.
Sur les dernières planches, à la faveur d’une cavalcade nocturne, le chat de Simon offre aux lecteurs quelques illustrations teintées de gris, simplement éclairées par une lampe, une bougies ou encore par une lune ronde et douce.

Une bande dessinée muette qui se passe allègrement de commentaires.
Franchement drôle, elle nous rappelle à tous les situations les plus cocasses que nous aurions vécus avec nos chats.
Simon Tofield, l’auteur, s’est pour cela inspiré de ses trois monstres… s’ils sont aussi démoniaques que l’est celui de l’album, je plains ce pauvre homme !
Mais lui, il en redemande, vu qu’un troisième tome est d’ors et déjà paru en Angleterre.
Vous pourrez d’ailleurs en apprécier quelques extraits, en vidéo s’il vous plaît, sur le site de Simon Tofield.

Néanmoins, si j’ai beaucoup rigolé, je reste persuadé que les petites animations de Simon’s Cat (puisque c’est aussi un animé) sont plus abouties et surtout plus directes et incisives que la bande dessinée.
L’éditeur aurait peut-être pu intégrer un petit bouton, à la manière d’un livre pour enfants, afin que nous puissions nous éclater à lancer de petits « Méow » de temps en temps ?

Badelel

Badelel

J’ai découvert Simon’s cat sur des petites vidéos super chouettes. Un dessin simple mais expressif, des scènes qui sentent le vécu (ça alors on dirait Morphée !), une bande-son mortelle. Autant dire que la parution en BD est très séduisante, surtout vu mon engouement actuel pour les strips !
Bon dire que j’ai été déçue serait exagéré, mais je suis nettement moins enthousiaste à la lecture de l’album.

Certaines scènes fleurent toujours bon le vécu : le chat qui prend toute la place dans le lit (demandez à Lunch), le chat qui fait des croche-pattes (et après il s’étonne qu’on lui marche dessus !), le chat qui croise son reflet dans le miroir… Toutes ces petites anecdotes qui rendent ces bestioles aussi insupportables qu’attachantes. Mais finalement, je m’attendais plus à ce genre de scènes qui restent cependant minoritaires dans la BD. Ici on a un chat plutôt genre Garfield (en plus subtil toutefois) et ses stratagèmes imaginaires pour chasser les oiseaux et les souris et ses aventures avec ses amis le hérisson et le nain de jardin. C’est drôle, c’est frais, c’est mignon, c’est bon. Mais ce n’est pas tout à fait ce à quoi je m’attendais après le visionnage des vidéos. C’est mon seul bémol. Comme dit Lunch, il manque le bouton qui fait « Miaou ».

Simon’s cat #1 : Une calamité de chat
Scénario : Simon Tofield
Dessin : Simon Tofield
Édition : Fleuve noir 2009
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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