Le Réseau Bombyce #3 : Stigmates

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1 novembre 2011 par Lunch

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Lunch

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Eustache est parvenu à convaincre son ami Mouche de l’aider à rentrer dans la maison de feu le docteur Brücke, qui avait séquestré le nain peu de temps avant de trouver la mort. Revenir sur les lieux n’enchantait guère son complice, mais Eustache pensait pouvoir y retrouver Zibeline, peut-être prisonnière elle-aussi de ce psychopathe.
Pendant ce temps, le Baron de Harcourd a décidé de passer à la vitesse supérieure. Il a usé de son influence pour convoquer une troupe d’élite de l’armée, spécialisée dans le dépistage et l’élimination. Monocle aura bien du mal à justifier leur venue auprès de ses supérieurs pour la traque de simples monte-en-l’air, mais le Baron ne lui laisse pas le choix : il veut absolument mettre la main sur le Réseau Bombyce !

On aurait pu croire que la récupération de la bobine de film aurait mis fin à l’obstination du Baron, que nenni ! Pire encore, il semble faire de cette affaire une question de vie ou de mort. Les révélations de Pol dans le tome précédent, l’un des membres du BOA – le club dans lequel ils se réunissent tous pour visionner les vidéos – semblent l’avoir particulièrement affecté, au point qu’il déballe l’artillerie lourde (déjà qu’elle l’était pas mal avant).
La traque se poursuit donc toujours, mais elle se ressent pourtant moins que dans le tome 2 où elle était oppressante. Car cette fois le réseau est chassé mais lui-même s’évertue à poursuivre sa chimère, ou tout du moins celle d’Eustache qui, n’en déplaise à son ami Mouche, n’a pas livré tous ses secrets.

Je suis très enjoué après avoir lu la fin de ce triptyque tant l’intrigue est bien ficelée. Les éléments sont livrés avec parcimonie d’un bout à l’autre. Eustache cachait bien son jeu et à l’image de Mouche, on a l’impression d’avoir été mené en bateau tout du long. Sacré Eustache !
Ceci étant dit, ce pauvre bougre a un lourd passif et on ne peut pas le blâmer d’avoir voulu l’oublier – même si ça lui trottait quand même sacrément dans la tête – et se venger (ah ben oui, y’a une histoire de vengeance évidemment).
Bref, tout se bouscule et s’affole. Le récit nous offre un bouquet final plein de suspense, de tension et de… surprise ! J’aime les histoires qui me surprennent, et on peut dire que là, je suis servi !

Pour conclure, j’aimerais revenir sur le travail de Cecil sur cette série, qui s’apparente au parcours du combattant. Je n’en connais pas tous les tenants et les aboutissants mais je sais qu’il aura fallu huit ans pour que ce troisième et dernier tome ne voit le jour.
Au début, Cecil, qui avait son histoire en tête, avait demandé de l’aide à Éric Corbeyran pour son projet, étant avant tout dessinateur et non scénariste. Ce dernier accepta de lui filer un coup de main. Petit à petit Cecil prit les choses à son compte et apprit sur le tas comment monter un scénario. Sur le tome 2 déjà, Éric Corbeyran avait pris ses distances. Sur le dernier volume, Cecil était tout seul… ce qui explique peut-être les huit ans de labeur.
Il finit par s’épauler de Delphine Cuveele pour les dialogues et de Tatto Caballero à la couleur pour ensemble terminer ce projet de longue haleine.  » Ouf ! «  diront tous les fans, qui attendaient la conclusion de la série avec grande impatience.

Cette pause de huit ans se ressent forcément dans l’album. Pour ma part j’ai trouvé les dessins toujours aussi beaux, riches et fouillés. La couleur, si elle n’est pas du fait de Cecil, reste à l’image des précédents opus, même si on sent la différence. Pari gagné par Tatto Caballero car il fallait que l’ambiance reste la même. Et puis évidemment, le scénario est plus dense… mais ça me paraît logique compte tenu de la conclusion à amener…

J’ai toujours eu une petite fascination pour les voleurs. Dans les jeux vidéos, ce sont souvent mes personnages fétiches. Dans mes lectures aussi. Si en littérature j’en ai trouvé de très bonnes (surtout Abyme de Mathieu Gaborit), c’est la première fois que je prends autant de plaisir dans une bande dessinée avec des voleurs, qui plus est avec une intrigue bien pensée et menée de main de maître.

Le Réseau Bombyce #3 : Stigmates
Scénario : Cecil
Dialogues : Cecil & Delphine Cuveele
Dessin : Cecil
Couleurs : Tatto Caballero
Édition : Humanoïdes associés 2010
Voir aussi : Tome 1, Tome 2
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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