CIA – Le cycle de la peur #2 : L’heure des loups

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30 septembre 2011 par Lunch

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Lunch

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Alors que le président agonise et vit ses dernières heures suite à la forte radiation qu’il a subie, la C.I.A. s’évertue à sauver l’un des auteurs hollywoodiens de ce fameux scénario catastrophe. Ce dernier, justement poursuivi par des hommes armés, a du mal à comprendre ce qu’il lui arrive. La clef de l’histoire réside peut-être dans son témoignage, car le scénario qu’il avait co-écrit pour le N.I.C. est bel et bien en train de se produire…

Le récit reprend là où il s’était arrêté – en pleine course poursuite – et défile à une allure folle. Les catastrophes s’enchaînent, et le pire dans tout ça, c’est que ce fichu scénario écrit il y a deux ans est totalement introuvable : les fichiers ont été effacés, y compris ceux de sécurité 4, pourtant consultables par une poignée de personnes.
Les soupçons pèsent de plus en plus, l’étau se resserre mais les événements semblent inarrêtables et les traîtres se dévoilent peu à peu…
Les État-Unis commencent à s’enflammer de l’intérieur et perdent la main sur le monde !

Jean-Luc Sala nous a concocté une affaire d’espionnage et de terrorisme qui dépasse l’entendement. Un scénario catastrophe particulièrement huilé qui en ferait presque pâlir Tom Clancy, avec un brin de cynisme bien dosé comme il sait si bien le faire.
Avec CIA – le cycle de la peur, l’auteur nous montre comme il manie bien le genre Hollywoodien. On pourrait largement en faire un excellent blockbuster, avec un président charismatique et particulièrement patriotique (ce qui a tendance à m’énerver dans les films américains d’ailleurs) et des acteurs renommés en affiche… pourquoi pas Bruce Willis dans le rôle d’Alan Blackwell, Colin Farrell incarnant Jason Holt, ou encore Antonio Banderas ou Pierce Brosnan pour le président ?
Bref, le scénario n’a rien à envier au genre. Quand on sait qu’Hollywood a pris une option sur Cross Fire, il n’est pas improbable d’envisager pareille chose pour C.I.A.

Côté graphique, j’ai été un peu déçu par l’entrée en matière de Phil Castaza. Les premières planches sont brutes et plus grossières. Au fil de l’album le style s’affine, jusqu’aux dernières pages où le récit s’emballe et où visiblement Jean-Luc Sala est parvenu à gagner la négociation sur le nombre d’hélicoptères. Là on sent bien que le dessinateur a vraiment travaillé son dessin et y a mis tout son cœur. C’est riche en détails, c’est plus vivant et expressif. Je trouve même que ça a de la classe, et d’autant plus avec cette armada offensive déployée.

J’attends la suite bien sûr, et je serais curieux de voir un jour une adaptation au cinéma… on peut toujours rêver !

 

Badelel

Badelel

Plus facile de se faire une idée de la série après ce deuxième tome… Succinctement, mon impression reste positive mais mitigée.

Sala semble nous avoir pondu un scénario pas piqué des hannetons, genre un truc que lui seul pourrait sortir tellement il est tordu. Le rythme de l’action est bien distillé. Il n’y en a ni trop, ni pas assez… Et selon son habitude, Sala nous mène par le bout du nez. Mon regret : dans Cross Fire, les informations un peu spécifiques et inconnues du grand public sont disséminées au sein même de l’histoire avec beaucoup d’intelligence et de discrétion. Ici, l’auteur a préféré privilégier les astérisques. Du coup, il y en a partout, et on croule sous les informations brutes. Ça donne un sentiment de densité mal équilibré, et en même temps, ça permet de garder ce rythme soutenu tout à fait typique des scénarios catastrophes.

Comme dit Jérôme : Sala semble écrire ses scénarios BD comme il écrirait le scénario d’un film genre blockbuster. Ça tient la route de façon assez improbable (en tous cas de façon plus plausible que la grande majorité des blockbusters du cinéma hollywoodien), mais finalement, la BD n’est pas si éloignée du cinéma…

Pour aborder la question du dessin, quoique le style de Castaza corresponde peu à mes goûts personnels, il est difficile de ne pas admettre que celui-ci s’adapte on ne peut mieux au genre de cette BD assez « virile ».

Ma conclusion reste tout de même que, avec ses qualités et ses défauts, CIA n’est pas à la hauteur de Cross Fire, qui reste pour moi une référence d’excellente qualité parmi les titres de Jean-Luc Sala.

CIA – Le cycle de la peur #2 : L’heure des loups
Scénario : Jean-Luc Sala
Dessin : Phil Castaza
Couleurs : Pascal Nino
Édition : Soleil 2011
Voir aussi : Tome 1
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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