Malicorne #1

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29 septembre 2011 par Lunch

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Lunch

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L’histoire se situe juste après les guerres napoléoniennes. Malicorne était un soldat parmi tant d’autres, errant dans le monde après avoir connu l’enfer, n’y trouvant plus sa place.
Ce sont les Royalistes, de nouveau au pouvoir, qui lui permirent rapidement de gagner sa vie. Ils lui donnaient des missions et s’offraient ses services en échange de sales besognes. Malicorne était en charge d’éliminer les personnes jugées dangereuses pour la nouvelle monarchie.
Un jour, il en eut marre et voulut tout arrêter. Mais tuer était la seule chose qu’il savait faire, et il prit au goût des duels, bravant la mort quotidiennement.
C’est son ancien contact pour le Roi qui parvint à le convaincre, moyennant une large contribution financière, pour une nouvelle mission. Il s’agissait d’infiltrer une société secrète, les enfants rouges, et d’éliminer son meneur : un certain Jacob.

Malicorne serait probablement passé inaperçu parmi toutes ces sorties de septembre si la couverture avait été autre. On y voit le héros (ou l’anti-héros, car il n’a rien d’héroïque ce bonhomme… mais j’aime bien les anti-héros), mal rasé, le regard résolu, deux révolvers dans les mains sous une lune bien ronde. Une chouette illustration qui donne envie d’aller plus loin et d’ouvrir le livre.
La deuxième accroche a été faite par les auteurs. L’un d’entre eux, Thimothée Montaigne, ne m’était pas inconnu. J’avais apprécié son travail sur Le 5ème évangile, sa première bande dessinée en tant que dessinateur (il avait auparavant fait des piges sur la couleur (Long John Silver) ou sur la couverture (Ed Gein)). Il avait alors déjà montré un trait particulièrement détaillé, riche en détails et d’une très grande application.
Pour finir, les cases à l’intérieur de l’ouvrage ont achevé de me convaincre : Thimothée Montaigne, professeur de BD de son état, nous montre des visages fermés, un univers dur et une ambiance qui fleure bon avec le western… ne nous y trompons pas, nous sommes au début du 19ème siècle… quelque part en France. La colorisation de Sébastien Bouet nous plonge corps et âme dans ce monde sombre et sans espoir.

J’ai allègrement parlé du graphisme, mais assez peu du scénario. Il aura fallu le lire pour se faire une idée du récit développé par Jérôme Le Gris et Rémi Bezançon. Dès le départ, on est immergé dans une époque chaotique peu évoquée dans la bande dessinée. Pourtant, elle est propice à de nombreux scénarios noirs ou mystiques. Ici il est question de meurtres, d’honneur et de sociétés secrètes. Une histoire très bien écrite et finalement pleine de bonnes choses.

Les personnages que nous dépeint le quatuor d’auteurs sont noirs et enveloppés d’une aura de mystère. Chacun d’eux est torturé, avec un caractère bien fouillé. J’aime beaucoup Malicorne, un type froid qui n’a pas peur de la mort. Cassandre, de son côté, est aussi belle que pleine de rancœur. Et il y a l’énigmatique Lady Mac Guff dont le visage a été à demi ravagé par l’acide…
J’espère pouvoir retrouver Thimothée Montaigne à l’occasion pour une nouvelle dédicace (il m’a déjà gratifié de jolis dessins sur Le 5ème évangile).

Je suis ravi de cette découverte, et j’espère que le second volet de cette série sera tout aussi prometteur. Affaire à suivre !

Malicorne #1
Scénario : Jérôme Le Gris & Rémi Bezançon
Dessin : Thimothée Montaigne
Couleurs : Sébastien Bouet
Édition : 12bis 2011
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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