Toto l’ornithorynque #1 : Toto l’ornithorynque et l’arbre magique

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19 juin 2011 par Lunch

Lunch

Lunch

Toto est un Ornithorynque. c’est animal au nom complexe, avec un long bec de canard et une queue de castor, passerait ses jours entier à nager et à manger quantité de larves. Alors qu’il se lève un matin pour son bain quotidien, quelle n’est pas sa surprise de trouver le lit de la rivière asséché. Il part alors à l’aventure avec son ami Wawa le Koala pour trouver la cause de cet étrange phénomène…

L’arbre magique est le premier tome d’une série de 7. Celle-ci n’était pas finie – et chaque album pouvant se lire individuellement – ce nombre pourrait croitre dans l’avenir.
Sur un scénario d’Éric Omond (que j’ai adoré lire dans Le Dérisoire), l’histoire, courte et simple, se met rapidement en place. De rebondissement en rebondissement, nos animaux héros avancent résolument vers le dénouement et rencontrent d’autres amis en chemin, venant grossir les rangs de l’intrépide duo.

Le récit déroule à une vitesse monstrueuse. En tant qu’adulte, j’ai trouvé le rythme bien rapide et j’ai fermé l’album en me disant « déjà ? ». Oui, mais il faut dire que la bande dessinée ne fait que 30 pages.
Néanmoins, ceci est un album jeunesse, remettons les choses à leur place. Et il faut avouer qu’il est incroyablement juste et qu’il a tout pour leur plaire, aux bambins : il n’y a pas de répit, on en prend plein les mirettes, et puis les personnages aux noms et profils rigolos se succèdent avec leur bouilles sympathiques et leur vocabulaire sans détour.
Une vivacité qu’on retrouve aussi dans les bulles, avec un texte qui va droit au but, sans fioriture.

Côté dessin, ce que fait Yoann (Fennec, Spirou) est tout simplement magnifique. Et je ne peux que me réjouir d’avoir eu la chance de voir quelques uns de ses originaux (de cet album, mais pas seulement) lors d’une exposition à Cenon (33).
Le travail en couleurs directes est superbe et le rendu – très coloré – rend parfaitement l’exotisme de la forêt australienne.

En bref, une lecture idéale à raconter au chevet d’un enfant, et une bande dessinée à admirer page après page sous un beau soleil d’été.

Badelel

Badelel

Voici les toutes premières aventures de Toto l’Ornithorynque et de ses amis : Wawa le koala, Chichi l’échidné, Riri la chauve-souris et Fafa la phalanger.

La recette est simple : des animaux australiens, tout à fait atypiques sous nos latitudes, avec des races et des aspects bizarres, et des noms simplifiés au maximum (une syllabe du nom de leur race doublée). Chez les enfants, ça fonctionne à merveille : du dépaysement, de la curiosité et des noms faciles à retenir. Et les aventures sont sobres mais pleines de rêve.

En tant qu’adulte, je me régale principalement sur les images : décors fouillés, personnages ronds, cases très colorées. D’ailleurs, pour avoir eu l’occasion d’apprécier quelques œuvres originales de Yoann sur les différents Toto l’ornithorynque lors d’une exposition, je garantie qu’on ne peut pas rester insensible à son traitement des couleurs. Il n’hésite pas à marier des teintes qu’on n’aurait jamais soupçonné pouvoir associer. Bref, le graphisme chez Toto, c’est avant tout un coup de pinceau habile, audacieux et judicieux.

Côté scénario, je crois que le public jeunesse est clairement la cible principale en revanche. Pas de double niveau de lecture comme on peut en trouver parfois dans la BD jeunesse, et le phylactère garde une place privilégiée (hé oui, j’ai une dent contre les phylactères, mais tout va bien, ce n’est pas une dent de « La Bête »). Elle propose pourtant une lecture agréable, détendue et innocente pour tous ses lecteurs, grands ou petits.

roaarrr

– Prix Ligue de l’enseignement pour le jeune public – BD Boom 1997

Toto l’ornithorynque #1 : Toto l’ornithorynque et l’arbre magique
Scénario : Éric Omond
Dessin : Yoann
Édition : Delcourt 1999 (1° édition 1997)
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.

2 réflexions sur “Toto l’ornithorynque #1 : Toto l’ornithorynque et l’arbre magique

  1. Lunch dit :

    Par Mo ‘ le 11/07/2011 :

    C’est vrai que coté dessin, on en prend plein les mirettes ! ^^
    Lecture jeunesse oui, mais il est cependant nécessaire que l’enfant maitrise déjà les notions de passé/présent et futur sans quoi, une grande partie du récit leur échappe.
    Quant à moi, j’ai trouvé cet album magnifique, plein de poésie et véhiculant un discours optimiste sur l’amitié.

    Par Lunch le 11/07/2011 :

    J’aurais du mal à dire à partir de quel âge un récit peut être adapté aux enfants ou pas. Badelel saura probablement plus que moi.

    Par Mo ‘ le 13/07/2011 :

    Je pense que cela dépend des petits lecteurs et de leur rapport à la lecture. Un enfant peu habitué à lire devra attendre, peut-être, de pouvoir être autonome (apprentissage de la lecture) pour se tourner dedans.
    J’ai fait découvrir cette série à mon fils en septembre dernier (il avait 4 ans 1/2). Cela n’a pas posé de soucis pour lui.
    Et puis, je pense que cela dépend aussi beaucoup des parents. Pour beaucoup, c’est très compliqué de pouvoir lire une BD à haute voix. Quand on a débuté nos premières « lectures BD », mon bonhomme avait 2 ans 1/2. C’était avec les « Petit Poilu », « La Vavache »… bref, des BD muettes adaptées à un public très jeune. Ce n’était pas simple pour nous, même s’il n’y avait pas de textes. L’habitude aidant… Aujourd’hui, le bonhomme tape aussi bien dans les « Toto », « Garance » que dans les « Yakari » et les « Tuniques bleues » (sur les Tuniques en revanche, il y a certains albums qu’on ne sortira pas tout de suite comme le Capitaine Nepel par exemple). Je crois que c’est le rôle des parents de rendre accessible l’histoire, de faire des pauses pour qu’il observe les dessins et de reformuler si besoin. Si le parent se bloque, je pense que c’est difficile pour l’enfant de s’ouvrir à des univers. d’autant plus quand il ne sait pas lire.

    Par Lunch le 13/07/2011 :

    Badelel, de par son travail en bibliothèque, a l’habitude de faire des lectures adaptées aux enfants (et même aux « bébés lecteurs »).
    Je pense moi-aussi être capable de raconter des histoires, de prendre les pauses nécessaires, tout ce qui pourrait rendre une lecture fluide pour un enfant. J’ai déjà lu des histoires à des enfants d’amis, je ne pense pas que cela pose un problème.
    J’ai quand même l’impression que Toto est plus adapté à un public jeune que Petite souris par exemple.

    Par jerome le 26/11/2011 :

    Pour moi, l’idéal est de laisser les enfants découvrir le texte en autonomie. Disons qu’à partir de 7 ans (CE1), ça fonctionne très bien.
    Mon avis : http://litterature-a-blog.blogspot.com/2011/11/toto-lornithorynque-t1-larbre-magique.html

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  2. […] cibler un public ado, et tous ces albums n’ont pas non plus le même contenu. Là où Toto l’Ornithorynque développe une aventure simple et efficace, là où Garance nous emmène en voyage et joue avec nos […]

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