Le Réseau Bombyce #1 : Papillons de nuit

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4 juin 2011 par Lunch

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Lunch

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C’est la nuit, l’heure des voleurs. Lui, c’est Eustache, il a 15 ans. Alors que le butin lui tendait la main dans la vitrine de l’antiquaire, c’est là que la Rousse débarque en fanfare. Mais comment a-t-elle fait pour arriver si vite ?
Repartant bredouille, il sait bien qu’une fois la Rousse semée, il va devoir affronter le courroux de Gustav, son « patron ». Sauf que ce soir là, ce dernier n’est pas d’humeur. C’est le casse raté de trop et il décide d’en finir avec Eustache… c’est pourtant bien lui qui a le dernier mot.
Bien des années plus tard, Eustache et son fidèle compère Mouche forment le Réseau Bombyce, la compagnie de monte-en-l’air la plus célèbre du coin.

Le premier tome du Réseau Bombyce, récompensé par le Prix des libraires en 2001, pose les bases d’une histoire bien alléchante. Le duo de voleurs, habitués de la cambriole de haute voltige, vont tomber sur un butin plus qu’inattendu. Alors qu’ils pensaient rafler le pactole du Baron dans son inexpugnable manoir vertical, ils ne trouvent finalement qu’une bobine de film et un carnet d’adresses.
Le film en question étant plus que compromettant (et ignoble, aussi, tant qu’à faire, puisque c’est un « snuff movie »), ils décident de s’improviser maîtres chanteurs. Pas dans leurs habitudes, mais il faut bien vivre…
Ils sont alors bien loin de s’imaginer dans quel pétrin ils se sont fourrés.

Le récit, rondement bien mené, a tout pour plaire. Il mélange le polar noir et la vie de rapine avec brio. On suit les aventures haletantes de ce duo des toits et on se demande bien comment ils vont se sortir de ce mauvais pas. Pour complexifier la toile, nos protagonistes (et surtout Eustache dans ce premier volet) ont un lourd passif et une certaine sensibilité, ce qui donne lieu à un chassé-croisé narratif des plus intéressants.

Côté graphique, j’ai trouvé plutôt sympathique de voir que l’histoire se déroulait dans Bordeaux, du moins dans un Bordeaux très Steampunk et pas mal chamboulé. La scène de la gare au tout début de l’album est là pour nous le signaler, mais c’est vraiment un point de détail tant la transformation est grande.
Les décors sont fouillés, et je reste fasciné par les décorations mais aussi tous les petits gadgets qui rendent le style Steampunk si envoûtant.

Une série qui est depuis peu terminée et qui compte trois tomes. Alors prenez l’envol !
Affaire à suivre…

roaarrr

– Prix des libraires 2001

Le Réseau Bombyce #1 : Papillons de nuit
Scénario : Cecil & Éric Corbeyran
Dessin : Cecil
Édition : Humanoïdes associés 1999
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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3 réflexions sur “Le Réseau Bombyce #1 : Papillons de nuit

  1. […] agréable de constater que la jeune auteure (qui a néanmoins épaulé son cher et tendre sur Le réseau bombyce – tiens, encore un papillon ?) s’en sort très […]

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