Metronom’ #1 : Tolérance Zéro

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6 avril 2011 par Lunch

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Lunch

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Alors que Lynn prend le métro, la propagande pour le vote électronique se poursuit et martèle le cerveau de tout un chacun  » Vous votez. Nous luttons. Le vote électronique est la solution. »
Chaque jour qui passe, une nouvelle loi est portée au vote collectif, une façon de donner l’impression aux gens que la démocratie est à portée de main. Pourtant, c’est chaque jour une nouvelle liberté qui disparait. Le monde se referme, il est de plus en plus contrôlé, un monde de privation et d’interdit…

Metronom’, c’est un album qui s’inscrit dans le cadre de la science-fiction.
Éric Corbeyran a pris un malin plaisir à dépeindre un monde qui pourrait être le nôtre dans un futur plus ou moins lointain, et il y a inséré quelques idées qui pourraient être des orientations de demain. Je pense notamment à ce vote électronique qui a un moment donné, faisait fureur dans les éventualités d’évolution technologique. En lisant cet album, je me dis que notre système de bulletin est très bien comme il est !
Bon, le vote électronique c’est une chose, mais c’est surtout le système démocratique poussé à son paroxysme qui est ici intéressant. Ce qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler la violence du système, lui aussi extrême, de V pour Vendetta. Ce n’était pas une démocratie, mais on y retrouve les mêmes similitudes de totalitarisme : corruption, gouvernement par la peur, délation, couvre feu, etc…

Évidemment, ce n’est pas la seule force de Metronom’, car nous n’avons évoqué là que le cadre. Il y a aussi une histoire et ses secrets. Cet homme en quarantaine, ce déchet spatial qui pourrait faire penser à certains épisodes d’Alien. Cette enquête de deux personnes qui voudraient crier contre les abominations du système de tout leur être mais et qui mettent leur vie en danger pour cela.

Et puis, pour parler d’autre chose que de ce scénario plébiscité par le maître Enki Bilal en personne dans une élogieuse préface, Metronom’ c’est aussi la nouvelle série de Grun. Après La conjuration d’Opale, il a su convaincre Éric Corbeyran de lui écrire une histoire de science-fiction dans laquelle il serait plus libre dans l’élaboration de ses dessins. Plus de liberté pour l’auteur, moins pour ses personnages… la vie est bien faite, quand même, non ?
C’est donc un Grun complètement libéré qu’on retrouve dans ses planches. Il construit les bâtiments à sa guise, il agence les rues sans avoir besoin de recourir à la documentation systématique. Le jour et la nuit avec la conjuration d’Opale. Même si on peut encore regretter que son dessin, et notamment au niveau des visages, ait peu évolué.

Pour conclure, je dirais qu’Enki Bilal a bien raison : il n’est pas encore totalement asséché le filon de la bonne science-fiction !

Metronom’ #1 : Tolérance Zéro
Scénario : Éric Corbeyran
Dessin : Grun
Édition : Glénat 2010
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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Une réflexion sur “Metronom’ #1 : Tolérance Zéro

  1. […] rejoint Soleil. Voilà donc une première pour cet auteur prolifique (La conjuration d’Opale, Metronom’…). On est curieux de voir comment il s’en sort et s’il apporte un peu de sang […]

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