Monster

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25 février 2011 par Lunch

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Lunch

1986 – Dusseldorf – Allemagne de l’Ouest.
Le Docteur Tenma, d’origine japonaise, officie en tant que chirurgien dans l’hôpital Eisler. D’une incroyable habileté, il est promis à un avenir doré. Il est par ailleurs soutenu par le directeur de l’hôpital.
Appelé sur l’opération d’un jeune garçon nommé Johann Lieber, dans un état critique après avoir pris une balle en pleine tête, il décidera de le sauver contre l’avis du directeur.
Ce dernier sera par ailleurs victime d’un empoisonnement peu de temps après.

9 ans plus tard, le Docteur Tenma est de nouveau plongé dans une sombre affaire, alors que l’un de ses patients est assassiné sous ses yeux. Le meurtrier n’est autre que ce Johann qui lui avait redonné la passion de son métier : sauver des vies humaines…
Un événement qui marquera sa vie à jamais !

Vous l’aurez donc compris, Monster est l’histoire d’un tueur en série. La raison qui le pousse à commettre tous ces actes atroces, c’est là tout l’intérêt de ce manga phare de Naoki Urasawa (Happy, 20th Century Boy, Pluto).
Un manga fort en rebondissements comme l’auteur sait si bien le faire. Mais c’est aussi une incroyable course poursuite entre un homme qui voue sa vie à sauver celle des autres, et un dangereux psychopathe qui tue sans relâche.
Greffez à cela une enquête criminelle menée par le terriblement compétent Commissaire Runge du BKA (FBI Allemand) et vous avez là un cocktail détonnant !

Vous me direz : « Urasawa, on sait ce que c’est, ça n’en finit pas ! »
Je vous répondrais alors que vous avez totalement tord, car Monster est une série qui se tient, qui n’a pas de longueur outrancière et qui maintient le lecteur en haleine tout du long, sans aucune baisse de rythme.
La raison est toute simple : un scénario incroyablement bien ficelé. 18 tomes, pour un manga comme celui-ci, ça se boit comme du petit lait 🙂

J’ai personnellement toujours été friand des histoires où la psychologie était mise en avant. C’est exactement le cas avec Monster, qui nous pose la question sur le prix de la vie.
Et pour de la psychologie, on peut dire que nous sommes servis, avec des personnages au comportement toujours très différent que nous sommes amenés à rencontrer tout du long : Tenma, Johann, Nina, Eva, Runge, Robert, Grimmer…
Et des surprises… beaucoup !

Une aventure haletante à ne surtout pas manquer, et qui pour ma part, m’a donné envie de suivre le sillage du Docteur Tenma dans des villes comme Prague en République Tchèque.
Et si en plus vous avez la chance, tout comme nous, d’avoir eu ce petit livre de conte cartonné « Le monstre sans nom » qui était vendu avec le dernier tome de la série lors de sa parution…

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Badelel

Y a-t-il encore des gens pour ignorer l’existence du fabuleux Monster, l’œuvre qui a révélé Naoki Urasawa au monde occidental ? Voilà un thriller très bien ficelé basé sur la chute du bloc de l’Est et sur les expériences qui auraient pu s’y faire à l’abri du mur de Berlin.

Alors oui, on reprochera à Urasawa de se perdre en longueurs, de ne pas savoir s’arrêter. C’est un défaut qu’on citera à nouveau sur 20th century boys. C’est aussi un sentiment que j’ai eu à la lecture de ces deux séries à la première lecture. Pourtant à la relecture de Monster, je n’ai pas eu cette impression. Au contraire, chaque tome paraît indispensable dans l’avancée de l’enquête pour finalement arriver au dénouement. Ce que l’on pourrait finalement retenir contre ce manga, ce serait plutôt le choix de différents points de vue, provocant ainsi des répétitions dans les déductions. Un exercice bien difficile à gérer pour lequel Urasawa se tire quand même pas mal avec un panel de personnages aux points de vues hétéroclites (le suspect principal, la sœur jumelle du meurtrier, le psy, le commissaire persuadé que le véritable coupable n’est qu’une chimère, l’alcoolique témoin), chacun nourri par un background approfondi.

On appréciera au passage le graphisme réaliste et sec de l’auteur qui entretient l’ambiance, un style très particulier, assez inédit en France à l’époque de la sortie du manga. Et en bonus du dernier tome, un petit livret cartonné en couleur : le livre pour enfants au cœur de l’enquête.

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– Prix culturel Osamu Tezuka – Grand Prix 1999
– Prix Japan Expo – Catégorie Manga – Prix Seinen 2006
– Prix Japan Expo – Catégorie Manga – Prix Scénario 2006
– Prix Japan Expo – Catégorie Manga – Prix Public Seinen 2007

Monster (série terminée en 18 tomes)
Scénario : Naoki Urasawa
Dessin : Naoki Urasawa
Édition : Kana 2001
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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Lunch

City Hunter #1 : Herr Doktor Tenma

1986 – Dusseldorf – Allemagne de l’Ouest.
Le Docteur Tenma, d’origine japonaise, officie en tant que chirurgien dans l’hôpital Eisler. D’une incroyable habileté, il est promis à un avenir doré. Il est par ailleurs soutenu par le directeur de l’hôpital, le Docteur Heineman, dont il est même fiancé à sa fille Eva.
Appelé sur l’opération d’un jeune garçon nommé Johann Lieber, dans un état critique après avoir pris une balle en pleine tête, il décidera de le sauver alors qu’on lui demandait d’opérer le maire de la ville, arrivé plus tard dans la soirée.
Un événement qui chamboulera alors sa condition de médecin mais aussi sa carrière, car il sera relégué au simple rang d’interne après la mort du maire.

Quelques temps plus tard, le jeune Johann retrouve des couleurs. Le soir même, le directeur, le médecin-chef et le chef de bloc sont retrouvés morts, empoisonnés.
Le Docteur Tenma sera ensuite nommé médecin-chef, le poste qu’il convoitait tant… ce qui ne manquera pas d’échapper à cette machine de Commissaire Runge.

Un premier tome d’une série de 18. Mais rassurez-vous, vous ne verrez pas le temps passer !

Je voulais surtout revenir sur un point précis de ce tome 1, mis en lumière par la parution du manga Pluto de Naoki Urasawa, adaptation d’une histoire d’Astroboy du maître Tezuka.
Quand on relis cet album de Monster, on se rend compte que déjà, au moment de son écriture, l’auteur porte une très grande estime à celui que beaucoup nomment le « Dieu du Manga ».
Car le Docteur Heineman ressemble à s’y méprendre à ce directeur, odieux manipulateur, dans Kirihito. Deux médecins ayant les mêmes aspirations de reconnaissance et les mêmes méthodes pour y arriver. Un parallèle que je n’avais pas fait lors de ma première lecture, mais qui me saute aux yeux aujourd’hui.

Quelques citations ?
« Je ne devrais pas dire ça, mais si j’avais opéré à la place du Dr Becker, j’aurais peut-être pu le sauver. Elle peut bien me parler de la sorte. Qu’est-ce que je pouvais y faire ?
Je n’ai fait qu’obéir à l’ordre du directeur en opérant le chanteur d’opéra. Je ne suis pas responsable…
_ Évidemment. Chaque vie n’a pas le même prix. »

« C’est grâce à toi. Tu m’as ouvert les yeux. Tu dois te battre pour vivre. Je t’ai opéré au risque de tout perdre. Mais je suis allé jusque-là parce que je pouvais te sauver. »

« Que crois-tu que représente la vie d’un homme !? Moi, c’est en te sauvant la vie que j’ai retrouvé le sens de ma profession !! En te sauvant la vie, j’ai compris que toutes les vies avaient la même valeur ! Personne n’a le droit de prendre librement la vie d’un autre !! »

« J’aurais dû mourir à ce moment-là. C’est vous qui m’avez rendu la vie. »

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Lunch

City Hunter #2 : Surprise party

Le second tome nous fait rapidement découvrir le personnage de Nina Fortner, ou plutôt devrais-je dire Anna Liebert. Cette jeune fille qui va bientôt fêter son vingtième anniversaire ne se souvient plus de son enfance. Et pour cause, le traumatisme était important…
Le docteur Tenma poursuit sa recherche de Johann alors que les assassinats sur des couples d’âge mur se poursuivent. Un personnage qui évolue et qui devient vite le suspect numéro 1 pour le commissaire Runge du BKA…

L’occasion aussi de rencontrer le personnage de Maurer. Au début plutôt antipathique, on en vient à se prendre d’affection pour ce gros journaliste qui place son travail avant sa vie de famille.
Nous sommes dans un thriller, et Monster se moque de nos sentiments de lecteur… mieux encore, il s’en délecte.

« Un enfant normal aurait écouté cette histoire comme un récit d’aventure passionnant. Mais pas lui. Lui, ce qui l’intéressait, c’était… notre angoisse à l’approche de « la fin ». »

« Quand tu te sers de ton arme, tu appuies toujours deux fois sur la détente. De cette manière, tu as très peu de chances de rater ton coup. Si tu n’y arrives pas… considère-toi comme mort. »

3 réflexions sur “Monster

  1. Lunch dit :

    Par Mo’ le 05/03/2011 :

    Le pouvoir addictif de cette série est assez impressionnant !!

    Par Lunch le 05/03/2011 :

    Non mais ^^
    J’ai pas encore mis la chronique que j’ai déjà un commentaire, c’est quand même incroyable ça 😛

    Par Mo’ le 06/03/2011 :

    C’est dire que la chro était attendue 😛

    Par Lunch le 06/03/2011 :

    Ben voilà, c’est fait 🙂

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  2. […] parfois plus familiers, bien que plus minimalistes par rapport à ses œuvres phares que sont Monster ou 20th Century […]

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  3. […] dans l’expression du visage entre le jeune et beau Keïchiro Ohtori et le Docteur Tenma (Monster). Et si vous vous attardez un peu sur l’aspect graphique, vous retrouverez bien […]

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