Alim le tanneur #4 : Là où brûlent les regards

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3 janvier 2011 par Lunch

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Alim, maintenant affranchi de son statut d’esclave, accompagne Um’Guz dans sa folle aventure. Celui-ci a promis à Khélob, le nouvel Empereur Jésamethain, de lui montrer l’île du prophète. Car cette île soit-disant regorge de ses statues à l’effigie de Jésameth aussi appelées « géants pâles« .

Le quatrième et dernier tome de cette fabuleuse série nous emmène aux confins du nouvel Empire Jésamethain, au-delà de l’infect et dangereux marais Mojah.
Tous les protagonistes principaux sont ici réunis. Alim a pris part au voyage qui pourrait le mener jusqu’à Bul, qu’il recherche toujours après plus de dix ans. Khélob, qui a eu un mal fou à monter l’expédition, a décidé de donner une ultime mission à Torq Djihid et son armée : les mener à l’île du prophète.
Car l’existence même de cette île est une bénédiction pour l’Empereur Jésamethain, lui qui s’est à la fois mis à dos le clergé et l’armée. En la découvrant, il parviendrait alors à mettre tout le monde d’accord sur les bienfaits de ses conquêtes.

Je dois l’avouer, je n’ai jamais retrouvé la magie du premier tome dans la série. Mais cette conclusion apporte son lot de réponses, et conclut admirablement bien l’aventure.
J’ai été touché de voir le devenir de ce pauvre Soubyr, qui a visiblement gagné en maturité. Ému par la foi de Torq Dhihid, de voir cet infatigable barbare vaciller. Surpris par la folie sans cesse grandissante de Khélob. Mais aussi tellement heureux du dénouement.

Finalement, finalement… Khélob n’a-t-il pas raison, malgré tout ?
La foi fait avancer l’homme. En agissant comme il l’a fait, il apporte la paix et la prospérité à son Empire.
Mais quelle cruauté que le mensonge de ce garçon habitué à tuer toute hérésie d’un coup de couteau depuis son plus jeune âge…

Du coup, on en vient à se poser des questions sur le monde tel qu’on le vit. On se remémore l’histoire, les croisades, toutes ces guerres dites saintes. La foi a uni les hommes et a causé tellement de victimes. Ce monde pourrait être le vague souvenir du nôtre.

Je suis malgré tout très déçu de lire la fin d’Alim le tanneur et de savoir que je ne lirais plus ses aventures. Virginie Augustin nous aura fait découvrir de merveilleux paysages tout du long, elle nous aura fait rêver par la douceur de ses couleurs. Là encore, lorsque le crépuscule vient nous envelopper sur la plage, c’est un émerveillement de tous les instants.
Pourtant, j’ai trouvé ce dernier opus inégal dans la colorisation, plus abrupte par moments et notamment à la fin de l’album. La faute peut-être à une mise en couleur à deux mains ?
On a quand même hâte d’apprécier une nouvelle série dessinée de ses mains, et pourquoi pas scénarisée par un aussi talentueux auteur que Wilfrid Lupano ?

Alim le tanneur #4 : Là où brûlent les regards
Scénario : Wilfrid Lupano
Dessin : Virginie Augustin
Couleurs : Virginie Augustin & Dimitri Fogolin
Édition : Delcourt 2009
Voir aussi : Tome 1 ; Tome 2 ; Tome 3
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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