Légende des contrées oubliées

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19 décembre 2010 par Lunch

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Lunch

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Noren, Aren et Oten, avancent en terrain inconnu. Les nains ont une mission bien précise : ramener Raken auprès des siens, afin qu’il devienne le prochain roi de leur peuple.
Sur leur chemin, ils font très vite la rencontre de Firfïn, un Lïn. Sa race est bien connue pour sa cupidité et ses fourberies, mais il connaît les dangers de ces terres et pourrait être d’un grand secours aux nains.
Là commence l’aventure qui les mènera dans le grand nord, vers les contrées oubliées et le pays des songes… vers leur passé et leur futur.

Légende des contrées oubliées, c’est une série culte pour tout amateur d’heroïc fantasy ou de jeu de rôle qui se respecte. Mais… mais moi qui suis amateur d’heroïc fantasy et qui fait chaque semaine du jeu de rôle depuis quinze ans, je n’avais encore jamais lu cette série.
Mon retard est aujourd’hui comblé, grâce à cette nouvelle édition intégrale parue chez Delcourt. La couverture du tome 1 a ainsi été reprise, agrémentée d’un film en léger relief faisant ressortir les personnages au premier plan.
L’album comprends donc les trois titres de cette série : La saison des cendres, Le pays des songes, et Le sang des rois.

On ressent parfaitement à la lecture de l’album ce style propre à l’heroïc fantasy, ce danger de tous les instants. Les héros sont chahutés par les éléments, ils sont menés par des desseins qui les dépassent. Ils ne sont maîtres de rien… du moins pendant très longtemps.

La lecture de la première partie permet rapidement de situer l’intrigue et de présenter les personnages. Il y a les trois nains et le Lïn bien entendu, mais aussi cette grosse brute de Morkaï, un barbare pas très intelligent mais qui sait bien donner des coups. On en apprend plus sur la quête qui anime les nains, et on commence à discerner une trame de fond qui va bouleverser le monde.
Cette première partie là, je l’ai pas mal appréciée.

La lecture des suivantes a été pour moi un peu plus pénible. Peut-être la faute à une narration un peu plus décousue et à ce personnage omniprésent de Ssîn, abusant des « N » et alternant la casse des lettres sur chacune de ses phrases.
À contrario, les interventions d’Ewandor, une autre des puissances de ce monde, sont pleines de poésie et les bulles stylisées sont de toute beauté.

Le dessin de Ségur m’a aussi un peu partagé. D’une part ça fourmille de détails, c’est vivant et pointu. Mais d’autre part il y a cette difficulté de lecture, probablement accentuée par une mise en couleur terne et un manque de contrastes flagrant. J’ai cependant trouvé plus lisible le troisième et dernier opus de la série.

Personnellement, je préfère de loin La quête de l’oiseau du temps. Mais ça reste quand même de la bonne heroïc fantasy.

Badelel

Badelel

Addendum du 10/01/2011

J’ai commencé les Légendes des Contrées Oubliées il y a très très très longtemps (au siècle passé dirons-nous) et franchement, ça ne m’avait pas particulièrement emballée. Les personnages avaient une drôle de tête, le scénario n’était pas très original, les couleurs étaient fades, tout ça tout ça (c’est pourtant sur un scénario de LDCO que j’ai fait mes débuts dans le jeu de rôle). Jetez-moi des pierres : je découvrais à cette même époque et avec beaucoup plus d’enthousiasme Lanfeust de Troy !

Autant dire que j’ai repris cette lecture avec assez peu de motivation. Mais finalement l’intérêt, du moins, scénaristique apparaît à partir de la fin du tome 2. On se rend alors compte que les méchants ne sont pas forcément ceux que l’on croit, qu’il y a en fait des espèces d’énormes magouilles entre les dieux et que nos héros ne sont que des marionnettes (ce que lesdits héros n’apprécient pas franchement non plus).
Finalement, certains passages sont même assez drôles (Firfïn notamment, malgré sa « drôle de tête », a des expressions assez loufoques).

Je reste toutefois assez mesurée sur le récit, et en particulier sur cette fâcheuse manie de zapper les passages un peu trop encombrants de façon assez malpropre, mais globalement ce combat entre les dieux et les homm… les nains et autre lïns tient bien la route et surprend parfois. Les puissances elles-mêmes ne savent plus très bien ce qu’elles doivent faire ni où elles vont, trahissent et re-trahissent. Elles sont au final bien plus pourries que ces créatures simples qui, dans leur imaginaire, en ont fait de grands sages. Je regrette encore cette classification si typique de l’heroic fantasy à savoir que l’appartenance à une race définit irrémédiablement le caractère. A croire que l’amour de l’or (ou ici des sels) possède son chromosome. Remettons toutefois les choses à leur place : Légendes des Contrées Oubliées a été écrit à la fin des années 80.

Pour ce qui est du dessin, seuls les lïns ont des « drôles de tête », une particularité assez réduite donc. Le décor, assez fouillé, est particulièrement agréable. La technique d’aquarelles, très pâle, donne au graphisme l’aspect vieillot que j’avais qualifié de fade, mais bon, soyons réaliste : cette bande dessinée EST vieille. Le travail de nuances reste pourtant très intéressant, en particulier sur le troisième tome qui se détache de toutes ces zones blanches qui caractérisent les premiers tomes, et sur les scènes d’orages, qui sont tout simplement sublimes.

Légende des contrées oubliées (Format intégrale)
Scénario : Bruno Chevalier
Dessin : Thierry Ségur
Édition : Delcourt 2010 (1° édition 1994) (T1 : 1987 / T2 : 1989 / T3 : 1992)
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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