D #1 : Lord Faureston

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30 mai 2009 par Lunch

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Lunch

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Le capitaine Richard Drake est une légende vivante. Régulièrement parti pour des expéditions dans des pays sauvages, son apparition lors d’une soirée londonienne ne passe pas inaperçue, lui que certains croyaient mort tellement cela faisait longtemps qu’il n’avait été vu.
Peu après son arrivée, il fait la rencontre d’une femme au caractère bien trempé qui ne le laissera pas indifférent. Mais il se fait voler la vedette par un certain Lord Faureston, un beau dandy ténébreux.
Plus tard dans la soirée, alors qu’il suit un valet prenant la poudre d’escampette, il le retrouve sur le point d’enfoncer un pieu dans le cœur de la charmante Catherine Lacombe.

Nous voilà plongé dans un univers fétiche des auteurs, puisque les deux angoumoisins envisageaient déjà depuis longtemps de faire une histoire sur les vampires qu’ils chérissent tant.
Et je dois avouer que la bande-dessinée a tout pour plaire !

Tout d’abord, l’histoire se déroule dans l’Angleterre victorienne, au milieu des dandy et de leurs discussions hautement philosophiques, ou farfelues selon, dans lesquelles ils se complaisent toujours à se montrer avec des remarques acerbes, piquantes, bien placées.
Et moi les piques, j’adore ça ! Déjà, j’avais beaucoup aimé « le portrait de Dorian Gray« , dans le même esprit mais sans les vampires… (et en roman, accessoirement, ce qui n’est pas tout à fait la même chose qu’une bande-dessinée).

Le vampire ensuite, celui là est bien gratiné. A la fois élégant et immonde, attentionné et cruel, distingué et fourbe.
Il ne recule devant rien pour parvenir à ses fins, mais on a pourtant l’impression qu’il n’est pas satisfait de sa condition et qu’il se rattache au monde civilisé comme il le peut, qu’il essaie tant bien que mal de s’y trouver des repères, sans toutefois y parvenir, rappelé régulièrement à l’ordre par ses pulsions ancestrales.

Bien loin de Buffy contre les vampires, on trouve quand même notre « chasseur » sous le couvert de Mister Jones, scribe dans une banque lorsqu’il ne traque pas ses démons. C’est lui qui va initier notre brute amoureuse aux dangers de ces bêtes de la nuit.

Le dessin de Bruno Maïorana est plus que reconnaissable, dans la lignée de notre cher Garulfo. On retrouve bien là ses traits si caractéristiques, associés à la couleur de Thierry Leprévost une fois encore. L’univers change mais les traits restent et se marient parfaitement à la nouvelle œuvre. On apprécie tout particulièrement les alternances entre l’ombre (les scènes de traque, de frisson, les enterrements,…) et la lumière (qui consiste à conter fleurette la plupart du temps, ce qui est très divertissant).

Bref, on a hâte de lire la suite !

D #1 : Lord Faureston
Scénario : Alain Ayroles
Dessin : Bruno Maïorana
Couleurs : Thierry Leprévost
Édition : Delcourt 2009
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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