Taïga rouge #1 : Première partie

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4 avril 2009 par Lunch

Lunch

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Transbaïkalie, hiver 1920. Ferdynand Ossendowski fuit ses terres, traqué par les Bolcheviks. Il était médecin avant… maintenant il n’est plus rien. Au travers de son exil pour échapper à une mort certaine, il tente de se reconstruire, de vaincre ses peurs, d’affronter ses craintes.
Sa rencontre avec Djam Gordou, un Soyote, le sauvera et l’emmènera dans d’incroyables aventures qui changeront sa vie, irrémédiablement.

Je dois avouer qu’un titre pareil aurait pu me rebuter, de même que l’écriture de certains mots, Russes ou Mongols, dont je ne connaissais pas la signification. Et puis sans compter mes faibles connaissances en histoire-géo de ce coin du monde. Mais au final, c’est plutôt sympa, parce qu’en plus de me permettre d’approfondir ma culture, le récit est rudement bien foutu !
Tout d’abord c’est un voyage extraordinaire, dans des contrées à la fois sauvages et belles. Et puis comme je ne connaissais rien à la culture Mongole ou presque, je me suis complètement identifié à notre héros, qui lui aussi était perdu. C’est un autre monde qui s’offre à ses yeux profanes. Un monde cruel et beau à la fois, plein de coutumes et chargé d’histoire.

J’ai adoré le récit, ça je l’ai dit, mais j’ai aussi aimé la narration et ce choc des civilisations. Ferdynand est un Russe, il connait la médecine, la chimie aussi. Tandis que Djam associe des éléments naturels aux démons, lui s’extasie du phénomène lorsqu’ils traversent les marais. La différence des pensées est omniprésente et chacun apprend de l’autre. Tout cela rend le texte humoristique, comme avec le passage sur le cheval, nommé Marron parce qu’il est marron, où Ferdynand apprend à ne pas tomber pendant que Djam s’amuse.

Et puis il y a le dessin, expressif, marqué par les traits, les hachures. c’est un régal pour les yeux. Un excellent travail de Vincent Perriot et de Ruby pour la couleur, qui met parfaitement en valeur les personnages et leur expression.

Ah, j’oubliais : j’ai pu me procurer une version anniversaire de la BD. Du coup, le papier est plus épais, la texture est agréable. Le livre est recouvert d’une jaquette, et il y a quelques croquis en noir et blanc à la fin de l’ouvrage. C’est toujours plus plaisant à lire quand on a un support de ce type, donc bravo aussi aux éditions Aire libre pour cela 🙂

Taïga rouge #1 : Première partie
Scénario : Arnaud Malherbe
Dessin : Vincent Perriot
Couleurs : Ruby
Édition : Dupuis 2008
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.

Une réflexion sur “Taïga rouge #1 : Première partie

  1. […] n’est pas loin, mais Vincent Perriot (Paci, Taïga rouge…) ne fait pas dans l’hommage : Mœbius est une source d’inspiration largement […]

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