Le cinquième évangile #1 : La Main de Fatima

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10 janvier 2009 par Lunch

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Lunch

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Automne 1174, ville de Acre, Terre Sainte : le seigneur Milon de Plancy, Régent du royaume de Jérusalem, est assassiné alors qu’il était en voyage dans la cité.
Guillaume de Tyr, l’archidiacre de Jérusalem et bientôt archevêque, tente de trouver le véritable assassin. Bien que l’affaire soit profitable à beaucoup et en particulier au Comte de Tripoli pour l’accession à la régence en attendant que Baudoin IV soit en âge, les yeux de la victime ont été crevés comme pour punir quelqu’un d’une chose qu’il n’aurait pas dû voir.
Alors qu’il rentre aux côtés du futur Roi dont il est le précepteur, ce dernier souhaite également lever le mystère qui plane sur les disparitions de jeunes filles arabes portant toutes le même symbole sur l’avant bras : la Main de Fatima.

Le cinquième évangile est une formidable histoire, mêlant récit historique et fiction. Tout d’abord il y a le lieu de l’action : la Terre Sainte, et dans une période troublée. Le Roi Amaury 1er est mort et son fils Baudoin IV n’est pas en âge de régner. Miles de Plancy prends la régence mais n’est pas aimé et commet de nombreuses erreurs. La Terre Sainte est le théâtre de nombreuses guerres de pouvoir entre les Templiers et Saladin le Sultan d’Égypte, entre autres.

Puis il y a l’intrigue, où la mort de Milon de Plancy a été mise en scène et qui vient se superposer avec les mystérieuses disparitions.
Un scénario riche donc, et qui permet de laisser planer une intrigue permanente sur la lecture.

De plus, j’aime beaucoup le dessin de Thimothée Montaigne qui nous enchante par la finesse de ses traits, le tout parfaitement colorisé par Élodie Jacquemoire qui donne à l’ouvrage une lueur précieuse et une saveur particulière.

 

Badelel

Badelel

Il y a eu la mode du celtique, maintenant c’est la mode de l’occulte hérétique. Soleil sait se contenter de modes. Mais pour manier avec virtuosité ce dernier genre, il faut être sacrément calé sur les textes. Cela dit, Istin évite l’écueil en n’en disant point trop sur les classiques de la religion. Après bon… un archevêque et un roitelet au grand cœur, ce n’était certes pas monnaie courante à l’époque alors ça dénature un peu le côté historique de l’ensemble.

Bon, en sa faveur, cette BD se laisse lire avec aisance, et les illustrations de Montaigne sont quand même très belles.

Le cinquième évangile #1 : La Main de Fatima
Scénario : Jean-Luc Istin
Dessin : Thimothée Montaigne
Couleurs : Élodie Jacquemoire
Édition : Soleil 2008
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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2 réflexions sur “Le cinquième évangile #1 : La Main de Fatima

  1. […] eux, Thimothée Montaigne, ne m’était pas inconnu. J’avais apprécié son travail sur Le 5ème évangile, sa première bande dessinée en tant que dessinateur (il avait auparavant fait des piges sur la […]

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  2. […] a été édité en 2005. Comme le temps passe vite ! Aux manettes, Jean-Luc Istin (Les druides, Le cinquième évangile…), l’un des fers de lance de la maison toulonnaise, accompagné pour le dessin de Guy […]

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