Fausse route

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11 mai 2008 par Lunch

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Lunch

Lunch

Zlatan, de retour de la visite médicale, plante un couteau dans le cœur de l’un des gardiens. Muni des clefs du « paradis », il s’échappe de la prison, talonné par Antonio Bobino, dit « Bobo« .
S’ensuit la course poursuite d’un évadé traqué.

Le scénario met en lumière l’escapade de « Bobo » et sa rencontre fortuite avec Nadia, qui essaie de se débarrasser de son mari. Une rencontre entre deux criminels bien différents : celui qui s’échappe avec celui pour qui tout commence, celui qui a tué la peur au ventre et celui qui n’hésiterait pas à le faire, celui qui manipule et celui qui ploie. Un remarquable jeu de piste, entre un prisonnier qui a tout à gagner et une femme qui a tout à perdre.
Le tout sous le rythme d’une traque effrénée avec les policiers.

Si le scénario met la lumière sur les personnages, le dessin rend merveilleusement bien la noirceur de l’aventure. Tout d’abord parce qu’elle se passe de nuit, mais aussi à cause de la teneur du récit. Des traits parfois flous, parfois imprécis, et parfois tellement réalistes aussi, le tout reflétant à la perfection les sentiments des protagonistes.

On a vraiment l’impression de vivre l’histoire, on est plongé dedans. Une histoire déroutante, dont on ne se relève pas !

Badelel

Badelel

Fausse Route est littéralement un roman graphique. Ce n’est pas le texte qui accompagne l’image mais bien l’inverse. On sent profondément l’expérience de romancier de Joseph Incardona qui impose tout autant l’ambiance dans le texte que ne le fait Vincent Gravé dans son dessin. L’image vient principalement alourdir l’ambiance lourde et glauque imposée par le texte. Ce qui n’empêche pas une parfaite complémentarité des deux. Par ailleurs, le dessin est franchement sublime.

De fait, la lecture de cet album oblige le lecteur à s’accrocher. On est mal à l’aise, on angoisse autant que les personnages, on transpire. Ce n’est pas la lecture fluide et limpide d’un album Soleil. C’est la lecture ardue et difficile d’un roman glauque rendue encore plus pesante par le poids des images. Un délice.

Fausse route (One shot)
Scénario : Joseph Incardona
Dessin : Vincent Gravé
Édition : Les enfants rouges 2008
La présentation de l’album sur le site de l’éditeur.
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Une réflexion sur “Fausse route

  1. […] déjà beaucoup apprécié la qualité narrative de Joseph Incardona dans Fausse route. Vincent Gravé illustrait déjà avec lui cet album chez les enfants rouges. Je suis toujours […]

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